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(Photo : Robert Nemett)
Audrey Nemett et ces grands-parents
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Visiter ses grands-parents pour une première fois en un an

Par Luc Robert

Audrey Nemett, une joueuse de baseball pee-wee B des Pirates de Prévost, est récemment passée par toute la gamme des émotions, en visitant pour la première fois en près d’un an ses grands-parents paternels en Ontario.

La sportive de 13 ans est reconnue pour tout donner sur le losange. Cela n’a pas fait exception lorsqu’elle a retrouvé les membres de sa famille. « Ça a été très émotif. On a essayé de s’amuser le plus possible en personne, parce que sur FaceTime, ce n’est pas pareil. Se voir sur l’écran une fois par deux mois, c’était plate. Avant, malgré la très longue distance, on se voyait régulièrement lors des occasions spéciales ou les anniversaires. Mais là, ce fut très difficile : on s’était vu la dernière fois en juillet 2020. Mais je sais que d’autres personnes ont vécu des absences encore plus longues », a-t-elle souligné.

Les grands-parents d’Audrey vivent à St. Thomas, en banlieue de London, à une dizaine d’heures de voiture de Montréal. « Même si les enfants parlaient moins sou-vent à leurs grands-parents, nous gardions régulièrement le contact avec eux, soit une fois par semaine, pour les adultes. Mon père à 80 ans et ma mère 79 ans. Sauter pardessus l’automne, Noël, et le printemps, ç’a été difficile pour tous. Et on est encore chanceux de pouvoir traverser la frontière ontarienne pour renouer, car elle était encore fermée jusqu’à la mi-juin (mercredi 16 juin) », a fait valoir le père d’Audrey, Robert Nemett.

Originaire du sud-ouest de l’Ontario, le paternel a choisi de s’établir dans les Laurentides.

« On a trouvé un secteur où il fait bon vivre : on est installés à Sainte-Anne-des-Lacs et Audrey peut pratiquer son sport à Prévost. On est loin du bruit de Montréal et de Toronto », a souligné celui qui est consultant en fabrication de manteaux et qui doit se déplacer partout dans le monde.

« On est quand même chanceux d’être au Canada. Il y a des employés d’usines de notre secteur qui n’ont pu voir leur famille depuis 15 mois. Au Vietnam, c’est le chaos. En plus d’être isolés de leurs proches, la COVID ralentit tout. On se bat pour trouver des conteneurs et des bateaux pour acheminer les manteaux du prochain hiver à temps, dans les pays de l’Ouest. Il y a des retards partout dans l’économie. »

Maman au devoir

Et comme si l’horaire des Nemett n’était pas assez chamboulé, maman Josée Lafrance a manqué la réunion ontarienne, rappelée au devoir dans le secteur aérien.

« Josée avait hâte aux retrouvailles. Et puis, son employeur aérien l’a rappelée pour une première fois en trois mois. À titre d’agent de bord, elle a passé la fin de semaine de la fête du Canada à Paris, entre quelques vols. On va pouvoir se reprendre avec ses parents à elle, qui habitent Alexandria, dans l’est ontarien. Ils ont de plus un chalet à Saint-Sauveur. Audrey les voit plus fréquemment. Mais il y a de l’espoir, avec la réouverture prochaine des frontières américaines. Les choses se replacent et on pourra à nouveau festoyer avec nos proches », a repris avec joie Robert Nemett.

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