Aparigraha : ou comment pratiquer l’art du non-attachement!

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Aparigraha : ou comment pratiquer l’art du non-attachement!

Mylène Montplaisir – Aparigraha est le dernier des yamas (observances morales) faisant partie des huit branches du yoga selon Patanjali, reconnu comme le premier codificateur du yoga. Dans le sens pur du sanskrit, aparigraha veut dire « la non possessivité » ou le « non-attachement ».

 

Concrètement, aparigraha nous apprend à mettre l’accent sur l’action et non sur le résultat, sur la gratitude de ce que nous « possédons » déjà, plutôt que sur le désir d’accumuler. Le simple fait de réduire sa consommation et de diminuer l’importance qu’on attribue à nos choses peut être extrêmement libérateur. Ce n’est pas pour rien que le concept du minimalisme devient de plus en plus courant de nos jours.

Lorsqu’on a moins de choses à entretenir, à payer, à désirer, on peut plus facilement rediriger notre attention vers ce qui compte vraiment – la famille, nos relations, nos passions, nos rêves, et ainsi cultiver, selon moi, ce qui est le plus difficile, mais sans doute le plus enrichissant, le contentement.

J’aimerais vous présenter trois outils que j’applique régulièrement dans le but de vous aider à mettre en pratique aparigraha.

1 – Réévaluez la nécessité de certaines possessions

Lorsque je fais un grand ménage chez moi, j’en profite toujours pour réévaluer la nécessité de certaines possessions dans ma maison. Pour m’aider à laisser aller certaines choses, j’aime me poser les questions suivantes :

  • Est-ce que cet objet m’apporte un sentiment de bonheur lorsque je le regarde ou je le porte ?
  • Est-ce que je l’utilise régulièrement ou est-ce qu’il dort depuis des années dans le fond de mon armoire ?
  • Est-ce que je le trouve beau ? Est-ce qu’il embellit la pièce où il se trouve ?
  • Est-ce qu’il apporte un avantage réel à ma vie ?
  • Est-ce que je connais quelqu’un qui pourrait mieux en profiter que moi ?
2 – N’encombrez pas votre espace avec des objets inutiles

Aussi, avant d’acheter tout objet, j’aime me poser les questions suivantes afin de m’assurer de rester dans les limites de mon budget et de ne pas encombrer mon espace :

  • Est-ce que j’en ai vraiment besoin ?
  • D’où vient ce produit, comment a-t-il été acheminé jusqu’ici ?
  • Est-ce que j’encourage une compagnie qui est en lien avec mes valeurs ?
  • Est-ce que cet article est néfaste/bénéfique pour ma santé et/ou la santé de mes proches ?
  • Pourrais-je l’emprunter ou l’acheter usagé ?
3 – Exprimez de la gratitude pour ce que vous avez déjà

Petit truc pour y arriver : le matin, prenez quelques moments en silence pour énumérer cinq choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant(e). Répétez l’exercice au coucher. Lorsqu’on met l’accent sur ce que l’on a déjà, ce que l’on pense avoir besoin pour être heureux perd souvent de son attrait.

Lorsqu’on se permet de relâcher autant nos objets, que nos pensées, voire même certaines relations dites toxiques, on crée de la place pour grandir et s’épanouir davantage. On ouvre la porte au nouveau. On se libère, dans tous les sens.

Source : blondstory.com

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