Aptika et InnoTechnix de Sainte-Adèle Au cœur de la communauté

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Par Cynthia Cloutier Marenger
Aptika et InnoTechnix de Sainte-Adèle Au cœur de la communauté

ENRICHISSEMENT COLLECTIF

Il y a six ans, Martin Bourdages et Dominique Baptista, fondateurs des entreprises d’innovation technologique Aptika, spécialisée en équipements et fournitures de production de cartes d’identité, et InnoTechnix, développant des robots, ont quitté Montréal pour s’installer à Sainte-Adèle. Portrait des retombées de ce choix.

 

C’est pour répondre à leur désir d’offrir une meilleure qualité de vie à leur famille que Martin Bourdages et Dominique Baptista ont pris la décision de quitter la ville et de s’installer à la campagne, déménageant par le fait même leur compagnie, Aptika, en activité depuis 1999.

 

En 2011, le couple a créé InnoTechnix, issue du savoir-faire d’Aptika, dont il a également situé le siège social à Sainte-Adèle. Depuis, les deux compagnies

emploient six personnes. Quant à

l’approvisionnement en aluminium d’InnoTechnix, il se fait tout près, à Val-David.

Retombées positives

Interrogé sur les répercussions de ses

entreprises dans la communauté, Martin Bourdages en énumère plusieurs: salaires avantageux pour ses employés, soutien aux fournisseurs de la région, fréquentation des commerces locaux – restaurants, épiceries, stations-services, etc.

 

Il donne comme exemple de retombées économiques la récente visite d’un de ses clients venu de St. Louis, aux États-Unis, pour une rencontre d’affaires. L’entrepreneur l’a envoyé passer la nuit à l’Hôtel Le Chantecler, en plus de lui faire visiter deux restaurants de Sainte-Adèle.

 

Aptika et InnoTechnix ont aussi des retombées sociales dans la communauté. Fier supporteur de l’achat local, Martin Bourdages est en effet impliqué au sein de la Chambre de commerce de Sainte-Adèle depuis trois ans.

 

Récemment, il s’est également associé au Club Optimiste du Lac-Masson afin de permettre aux élèves de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson d’apprivoiser la robotique (voir article p. 13).

 

Nombreuses difficultés

Bien qu’il soit parfaitement implanté dans sa communauté et sa région, qu’il n’entend pas quitter, Martin Bourdages souligne tout de même les nombreuses difficultés auxquelles il fait face en exploitant ses entreprises à la campagne.

 

Alors que son départ de Montréal lui a fait perdre des clients, inquiets de la distance à parcourir pour la maintenance de ses produits, il a tout de même dû débourser des sommes importantes, en collaboration avec Enzyme, pour faire installer la fibre optique à Sainte-Adèle, nécessaire à son travail.

 

C’est pourtant le manque d’employés qualifiés dans la région qui lui rend la tâche le plus difficile. Actuellement à la recherche de deux employés supplémentaires, il peine à en trouver de suffisamment compétents en technologies et programmation.

 

Reconnaître les entreprises

locales</p>

Malgré tout, Martin Bourdages insiste sur l’importance d’encourager les entreprises locales. «Parfois, ça coûte plus cher, mais il faut faire des choix. Il faut acheter ici parce que ça aide notre communauté», soutient celui qui n’hésite pas à payer plus pour

encourager ses confrères.

 

L’entrepreneur termine en exprimant le souhait que les gens reconnaissent davantage l’apport des entreprises technologiques d’ici. Citant le cas d’Enzyme, il fait remarquer: «Si cette entreprise quittait Sainte-Adèle, ce serait environ 300 employés qui n’iraient plus dans les restos le midi.»

 

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