Aucun effet sur les sélections des Carabins malgré la pandémie

par Luc Robert
Aucun effet sur les sélections des Carabins malgré la pandémie
L'entraîneur-chef des Carabins, Michel Huot, croit que ses skieurs excelleront en janvier 2021, en Suisse. (Photo : UdeM)

Ski alpin

Coronavirus ou pas, l’équipe de ski alpin de l’Université de Montréal, sous la férule de l’Hippolytois Michel Huot, sera très représentative aux Universiades d’hiver de janvier 2021, en Suisse.

 

Impliqué dans le monde du ski depuis plus de 40 ans, l’entraîneur INS de niveau 4 entend peaufiner la technique de ses Carabins jusqu’à cette compétition tant attendue.

« Nous ne développons pas des Olympiens, mais nous produisons des athlètes-étudiants qui excellent aux Universiades. Nos 24 gars et 24 filles s’illustrent déjà de belle façon sur le circuit universitaire canadien en plus  », a souligné l’entraîneur-chef de l’UdeM.

Préparation continue

Même si le confinement des deux derniers mois pèse un peu sur le moral des troupes, les protégés de M. Huot ont pu compter sur un suivi journalier.

«Malgré que le CEPSUM était fermé pour les entraînements ce printemps, des séances virtuelles hors-gym (dryland) ont lieu. Nos étudiants gardent la forme, carla saison débute aussi tôt que le 6 juillet. Ils proviennent majoritairement des Laurentides et de l’Estrie».

Ceux et celles qui habitent dans le Nord répartissent leurs entraînements extérieurs hivernaux entre les stations de Sommets Saint-Sauveur pour le slalom (Sommets Gabriel et Morin-Heights), et le Mont-Tremblant, pour le géant.

« Nous entraînons principalement des jeunes U21, mais il arrive aussi que des jeunes d’âge U18 se joignent à nous, sous la demande d’entraîneurs des différents centres de ski de la région. J’aimerais éventuellement croiser les entraînements de nos athlètes d’ici avec ceux de l’Estrie, pour qu’ils voient différentes approches ».

Recrutement

Le calendrier des épreuves universitaires étant compressé dès le début de l’hiver, les Carabins n’ont ni souffert au niveau du recrutement des jeunes effectifs, ni aux débouchés de leurs porte-couleurs.

« Nous sommes chanceux de bénéficier d’un bassin incroyable, dans les Laurentides, au point que je n’ai pas à solliciter des jeunes de l’extérieur. Nous comptons notamment dans notre relève des jeunes telles que Margot Gilmore, de Tremblant, ainsi que Laurence Alain, de Saint-Sauveur. Cette dernière achève son DEC au Cégep Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse. Nous avons pu recruter avant la pandémie. Et pour nos diplômés, ça me fait un petit velours quand j’en vois devenir des médecins, des ingénieurs, des avocats ou autres. Tout est axé sur l’athlète-étudiant ».

Budgets chers

Les athlètes qui aspirent à mener de front une carrière sportive et des études universitaires doivent se creuser les méninges pour joindre les deux bouts.

« Ceux qui se rendent à ce niveau veulent relever le mandat des études et du sport. Au prix que cela coûte, on recherche des athlètes-étudiants sérieux. Le programme sportif international des Carabins, ce sont une centaine d’athlètes encadrés sportivement et suivis par un tuteur aux études, dans plusieurs sports».

Ces jeunes ont la chance de recevoir les connaissances de Michel Huot, entraîneur de l’année dans le RSÉQ lors des saisons 2019, 2018, 2017 et 2013.

« J’ai partagé mon temps entre les Carabins et les Citadins de l’UQAM. J’encourage nos athlètes vers les Universiades d’hiver, présentées aux deux ans. En 2019, en Russie, les cotes d’écoute ont atteint 7 millions de téléspectateurs. C’est beaucoup de prestige », a-t-il terminé.

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