Basketball et Covid-19

par Luc Robert
Basketball et Covid-19
Les Prévotoises Karelle et Jolianne Guay ont le basketball dans le sang. (Photo : Luc Robert)

Elles se côtoient moins souvent depuis que l’aînée est passée aux rangs universitaires au Nouveau-Brunswick, mais les soeurs Karelle et Jolianne Guay possèdent le même feu sacré au basketball féminin.

 

À 18 ans, Karelle alterne entre les positions de meneuse (point guard) et d’arrière (shooting guard), avec les Nomades du Collège Montmorency, à Laval.

« Je m’efforce de monter la balle à la ligne des trois points. C’est motivant, au niveau collégial, parce qu’il y a de la pression sur tout le terrain ».

La cadette du duo compte obtenir son diplôme en sciences humaines en trois ans, ce qui lui permettra une saison additionnelle de jeu.

« Le groupe de filles grandira ensemble. Avec les Nomades, nous étions 9 recrues parmi les 12 joueuses de l’alignement. Ce fut une saison d’adaptation ».

Potion magique

Karelle est tombée dans la potion magique du basket très jeune.

« Disons qu’avec mon père (Shawn), ex-professeur d’éducation physique à l’école du Champ-Fleuri, je suis tombée  dans le moule du ballon-panier dès la troisième année. Ma sœur aînée, Jolianne, m’incitait aussi à jouer».

L’éternel jeu des comparaisons fait son effet et Karelle songe déjà au futur.

« L’université ? Mes notes au Cégep détermineront si je peux suivre les traces de Jolianne. Ça me paraît plus physique à ce niveau, mais ça m’intéresse. On va commencer par savoir quand la Santé publique et le RSÉQ vont nous permettre de revenir au jeu collégial. Depuis le déconfinement, je m’entraîne sur les courts extérieurs. J’ai fais beaucoup de sprints, pour développer mon explosivité».

Les Nomades ont terminé la campagne avec une fiche de 7v et 7d, bonne pour le 5e rang de la section A.

Intégration réussie

Pour sa part, l’aînée Jolianne Guay soufflera 21 bougies en juillet. Son intégration avec les Reds de UNB s’est déroulée à merveille, à Fredericton.

« Il y a eu une blessure à une joueuse, qui m’a permis d’entrer dans l’alignement. J’ai obtenu 11 points et ça m’a permis de devenir débutante au poste d’arrière. J’ai également réussi une partie de 14 points, à Antigonish (N.-É.), en pleine tempête hivernale. Ce soir là, je réussissais la majorité de mes tirs ».

Les Reds ont eu la chance de disputer leurs séries avant que la Covid-19 vienne tout chambouler. En saison régulière, elles ont terminé au 4e échelon du classement, à égalité avec le Cap-Breton.

« Au Championnat de l’Atlantique, à Halifax, nous avons remporté notre premier match, avant de baisser pavillon devant UPEI. On a progressé. Dès avril, je suis revenue au Québec, avant qu’ils ferment les frontières. Notre saison d’automne 2020 est malheureusement annulée. On espère débuter la saison en janvier 2021 ».

D’un commun accord avec son entraîneur Jeff Speedy, Jolianne veut améliorer des points précis.

« Je suis grande et longiligne. Je suis forte et rapide, mais des adversaires universitaires sont plus musclées. En séries, j’ai été opposée à la joueuse par excellence de l’Atlantique, Jenna Mae Ellsworth, de UPEI. Je possède des bons pieds et des longs bras, mais elle me tassait un peu. Éventuellement, je vais être en mesure de contenir les meilleures universitaires ».

L’étudiante aimerait éventuellement enseigner la psychologie.

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