Ça y est!

Ça y est!

Le monde de Mimi

par Mimi legault
mimilego@cgocable.ca

 

Des nouveaux gadgets, il en pleut et comme dirait un indien (n’allez pas me faire un procès pour ce simple jeu de mots) voici le tout dernier Cri : bientôt les parents pourront faire installer une micropuce dans leur télé dans le but d’empêcher que leurs enfants ne regardent certaines émissions jugées violentes ou trop osées. La chose me fait bien rire lorsqu’on sait très bien que d’ici quelques années, il n’y aura plus de tv. Mais bon, je me suis quand même dit ça y est, je me doutais bien qu’un jour on en serait là. On ne peut être contre la vertu, mais c’est le principe qui se cache derrière la pancarte. On remplace le rôle des parents par la techno. C’est ça qui me titille.

Tout change

Lorsque j’étais enfant, ma micropuce se nommait Céleste. Ma mère. Si elle décidait que le temps de la télé c’était terminé, c’était f-i, fi et n-i ni, FINI. Et n’allez pas croire que j’obéissais à l’aveuglette. Je rechignais et tapais du pied. Je n’ai jamais gagné un seul round. En ai-je souffert ? Pas une miette. Son autorité me paraissait tout à fait normale. Dans l’ordre des choses. Même que ça me sécurisait.

Je vous raconte des faits vécus parfois cocasses, mais qui révèlent ce qu’est devenue l’éducation ratée de certains parents. Charles, neuf ans. La secrétaire téléphone chez lui parce que le garçon est absent. Le père répond, endormi. « Ben si yé pas à l’école, ousk qu’il hé ? » C’est précisément ce que la secrétaire (qui commence à secréter) veut savoir. « Tend minute », qu’il lui dit. « Chaaaarles, es-tu là ? » De sa chambre, le garçon répond dans l’affirmative. « Té pas à l’école, crisse ? » J’ai mal à la tête, papa. « Y dit qu’il est pas ben», dit-il en bayant aux corneilles. Viendra-t-il cet après-midi s’enquit la secrétaire ? « Chaaaaarles, vas-tu y aller dans journée ? » Nooooon, répond l’enfant du fond de sa caverne. « Y fait dire que non », répète le père. Et sans plus de cérémonie le Cro-Magnon avait raccroché.

Vous croyez que le tout s’arrête là? Pas du tout. La directrice fut informée des nombreuses absences de Charles. Ce matin-là, elle est partie directement chercher l’enfant à la maison devant la mine déconcertée du père. Durant l’après-midi, elle fit demander le jeune garçon à son bureau. Elle avait un cadeau à lui offrir : un réveille-matin flambant neuf! À partir de ce moment, Charles n’a jamais été en retard. Responsabilisons l’enfant, faute de parents inconscients.

Autre fait

Comme vous êtes nombreux à m’écrire votre préférence pour des faits vécus, je vous en présente un autre. Ils sont 80 à fréquenter la garderie après l’école. À 17 heures, une mère se présente pour récupérer son fils Jason, six ans. « Où est mon gars ? » La préposée Louise jure qu’elle vient tout juste de l’apercevoir. Tournée des lieux, l’enfant demeure introuvable. Montée de lait de la mère qui engueule vertement Louise qui n’y comprend rien et qui réunit les autres préposées. Finalement, on retrouve Jason dans le dépôt de l’éducateur physique qui s’était volontairement caché. Cette fois, c’est Louise qui est furieuse. Mais la mère se met à rire en apercevant son fils. « Tu cherchais un ballon, fiston ? » Ouiiiiii, répond le garçon en rigolant.

J’vous dis j’vous dis, il y a des coups de pied au cul qui se perdent. Allez chers parents, je vous laisse en paix avec vos petits chéris.

Et n’oubliez pas que les vacances familiales commencent lorsqu’on arrive dans un lieu de villégiature avec cinq sacs de voyages, trois enfants et sept je-croyais-que-c’est-toi-qui-l’avais-pris!

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