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Quand la réalité virtuelle s’invite dans la science

Par Marie-Catherine Goudreau

Au Cégep de Saint-Jérôme, une professeure de chimie utilise la réalité virtuelle pour aider l’apprentissage des sciences. Le Cégep est parmi les pionniers de la province dans ce domaine.

Christine Marquis est enseignante au Cégep depuis une dizaine d’années. Depuis 2014, elle fait de la recherche sur les pratiques enseignantes et sur l’intégration de la réalité virtuelle dans l’éducation postsecondaire.

« Une des problématiques que je voyais lors de mes recherches sur les pratiques enseignantes était que les professeurs utilisent majoritairement des méthodes d’enseignement dites traditionnelles », souligne-t-elle.

Christine Marquis est enseignante en chimie au CSTJ. Crédit : Service des communications Cégep de Saint-Jérôme

Faciliter l’apprentissage

Ainsi, elle percevait son deuxième projet de recherche sur la réalité virtuelle comme une continuité. En collaboration avec l’Université de Montréal, elle s’intéresse à l’intégration de la réalité virtuelle pour l’apprentissage des matières comme la biologie, la physique et la chimie. « La réalité virtuelle offre plusieurs avantages, dont celui d’apporter une approche plus novatrice », soutient-elle.

En science, il y a beaucoup de concepts abstraits et invisibles qui peuvent être difficiles à s’imaginer, explique la professeure. « La réalité virtuelle permet d’offrir une contextualisation, un environnement 3D qui facilite l’apprentissage. » De plus, elle peut aussi influencer positivement la motivation des élèves.

Par exemple, pour comprendre la conservation de l’énergie en physique, on utilisera les principes d’un manège en réalité virtuelle. Des étudiants en biologie pourraient aussi utiliser la réalité virtuelle pour se retrouver à l’intérieur du corps humain, visualiser le cœur. « C’est toute une expérience pour les étudiants et les enseignants », souligne Mme Marquis.

« Parfois avec les manuels, c’est difficile de s’imaginer, de comprendre le fonctionnement ou le processus biologique. Les dessins ne sont pas clairs. Avec ce qu’on propose, c’est plus facile », poursuit la professeure.

D‘exploratoire à intégration

Actuellement, le Cégep est encore dans le « volet exploratoire », explique Christine Marquis. Dans le cadre de la recherche, le collège a fourni un local avec plusieurs équipements et le tout est relié à un ordinateur performant. Les étudiants et les enseignants étaient invités à venir expérimenter la réalité virtuelle. « On a fait des entrevues et on leur a aussi demandé d’exprimer à voix haute tout ce qu’ils ressentaient lors de leur expérience. »

Des réflexions sont en cours en vue d’instaurer des cours avec des casques de réalité virtuelle. « Ils pourraient être utilisés dans certains cours. On choisirait quelles expériences seraient les plus pertinentes à faire », souligne Mme Maquis.

Christine Marquis travaille également sur un autre projet de recherche avec NovaScience dans le but de développer des « applications ludiques, interactives et authentiques fondées sur la vidéo 360 degrés ou les mondes virtuels 3D », peut-on lire sur le site web du Cégep.

Ce printemps, la chercheuse a été choisie parmi d’autres de ses pairs, afin de présenter son projet de recherche au colloque de l’Association internationale de pédagogie universitaire (AIPU) en France.

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