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(Photo : Vansters)
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À la porte du plein air

Par Marie-Catherine Goudreau

Voyager en van durant l’hiver, c’est l’idéal pour les amateurs de plein air qui souhaitent être les premiers à dévaler les pentes de ski après une tempête de neige. Qu’est-ce qu’il faut savoir avantde s’aventurer ? On en discute avec Samuel Roy, copropriétaire de Vansters, une entreprise de construction et de création de vans sur mesure, basée à Saint-Sauveur.

Garder sa maison au chaud

« La vie de van en hiver, c’est clairement possible. Mais ça demande plus de logistique que l’été », explique Samuel. L’essentiel, selon lui, est d’avoir une van bien isolée, par exemple avec de la laine de roche ou de l’uréthane. Il faut également avoir un bon système de chauffage qui fonctionne sur le carburant du véhicule. Plusieurs compagnies offrent cela, comme Webasto. Le chauffage électrique, lui, prend trop d’énergie pour des batteries auxiliaires.

« Avec l’isolation et le chauffage, il y a moyen de bien vivre pour l’hiver », souligne Samuel. Des panneaux pour isoler les fenêtres sont aussi utiles pour bien isoler, car celles-ci peuvent laisser entrer le froid.

Les essentiels

La plomberie est également un élément à prendre en compte lorsqu’on convertit une van pour l’hiver. « Dès qu’il y a un réservoir ou des tuyaux, c’est important que l’intérieur de la van soit maintenu en haut du point de congélation. Si les tuyaux gèlent, ils pourraient se briser », souligne le copropriétaire. 

Vansters utilise trois types de chargement : les batteries qui rechargent lorsque le véhicule roule, les panneaux solaires – à déneiger durant l’hiver – et une rallonge qui peut se brancher à une prise électrique.   

La différence de prix entre une van aménagée pour trois saisons et une pour quatre saisons est de 4 000 $ à 5 000 $, selon les attentes. Par contre, pour vivre dans une van au chaud durant l’hiver, il faut y penser avant de la convertir. L’isolation est la première étape et demande de tout réaménager la van.

Au coeur des activités

« Peu importe les activités, tu peux dormir et vivre n’importe où, sur ton terrain de jeu idéal », explique Samuel, qui habite Val-Morin. La van permet d’être au cœur des activités de plein air et d’y avoir accès facilement.

Voyager durant l’hiver demande toutefois plus de planification, comme plusieurs endroits où il est possible de dormir l’été ne sont pas accessibles durant la saison froide. Les campings sont fermés et les petits chemins dans le bois ne peuvent pas être utilisés, il faut donc faire une bonne recherche avant de partir. Une van avec une traction intégrale peut être à considérer.

La petite histoire de Vansters

Samuel Roy et Bastien Carrière se sont mis à la conversion de van au début de la pandémie. Après avoir tout deux converti leur propre van pour voyager à travers le Québec et l’Amérique, ils ont commencé à le faire pour d’autres personnes. Les demandes ont augmenté, notamment avec l’engouement des gens pour ce mode de vie dans la dernière année.

« On offre un service de conversion spécialisé et on aménage les vans spécifiquement comme le client le veut », explique Samuel. Leur entreprise se différencie entre autres parce qu’ils utilisent des produits naturels, comme le bois, ce qui donne un style très artisanal.

En général, il faut de deux semaines à trois mois pour convertir une van, selon la complexité des changements qu’on veut y faire.

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