François Lamond. Courtoisie
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Prévoyance envers les aînés : Françoise Lamond veut « rendre service »

Par Simon Cordeau

Pour Françoise Lamond, présidente du conseil d’administration de Prévoyance envers les aînés, l’implication bénévole sert à se sentir utile et, peut-être, changer les choses. « Est-ce que je peux faire une différence ? Je ne sais pas, mais j’essaie », avoue-t-elle avec sincérité. « Ça fait neuf ans que je suis administratrice : depuis le 26 mai 2015 », se souvient Mme Lamond. Elle est devenue présidente de l’organisme lorsque sa prédécesseure, Margaret Hourston, est tombée malade. « Ça fait sept ans. »

Prévoyance envers les aînés des Laurentides est un organisme qui guide les aînés vers les ressources et les services auxquels ils ont besoin. Pourquoi Mme Lamond a-t-elle voulu s’y impliquer ? « De 1998 à 2015, j’avais une amie aînée qui était seule au monde. Elle m’avait demandé d’être sa mandataire. Je l’ai suivie quand elle était autonome en RPA [résidence privée pour aînés], quand elle est devenue moins autonome et, finalement, quand elle a déménagé en ressource intermédiaire », raconte Mme Lamond. Même si, en général, on s’occupe bien des aînés dans ces milieux de vie, elle constate alors « certaines maltraitances, financières par exemple ».

En 2015, son amie décède. À la même époque, Mme Lamond siège sur le conseil d’administration du CISSS des Pays-d’en-Haut, tout comme Mme Hourston. Mais la réforme Barrette ferme ces CA. « Margaret m’a demandé de venir à Prévoyance. » Sensible aux enjeux des aînés, Mme Lamond accepte.

Guider les aînés

Outre l’aspect administratif, Mme Lamond aime être sur le terrain. Comme sentinelle, elle va à la rencontre d’aînés qui auraient besoin d’assistance. « On s’identifie, on jase, on établit un lien de confiance. On essaie de voir s’il y a une problématique. Ça peut prendre une, deux, trois heures : on n’est pas pressés. On jette un coup d’oeil à son entourage pour voir ce qui se passe », raconte la bénévole.

Selon les besoins, la sentinelle guide l’aîné vers les ressources appropriées, que ce soit pour traverser un deuil, soutenir un proche aidant, de l’aide alimentaire, une perte cognitive ou tout autre problème. L’organisme fait aussi de la sensibilisation, pour la fraude financière ou amoureuse par exemple. « Dans la majorité des cas, les aînés ne savent pas quelles ressources existent dans leur propre village ou MRC », s’étonne encore Mme Lamond.

Au besoin, la sentinelle réfère l’aîné au CISSS pour une prise en charge et elle assure le suivi pour éviter que le dossier ne tombe entre deux chaises. Mais Mme Lamond souligne que la volonté de l’aîné est toujours respectée, et que l’objectif est de le garder chez lui le plus longtemps possible, avec des services.

Une vie impliquée

Mme Lamond s’est toujours impliquée dans sa communauté. Lorsqu’elle était enseignante à l’école secondaire A.-N.-Morin, elle siégeait sur divers comités. Elle a été sur le comité de coordination de la Table des aînés de la MRC des Pays-d’en-Haut durant environ sept ans. Elle s’est aussi impliquée auprès de la Table de concertation régionale des aînés des Laurentides (TCRAL) pendant quatre années. Au début des années 2000, elle a aussi donné du temps au Festival des arts de Saint-Sauveur, et pour un festival de vin à Saint-Adolphe-d’Howard.

Mais pour Mme Lamond, son implication bénévole auprès de Prévoyance est aussi une façon de se garder occupée, indique-t-elle. « Quand je suis tombée retraitée, j’étais habituée de voir beaucoup de monde. Et je voulais savoir quelles ressources pouvaient avoir les aînés. Quels sont leurs recours ? Qu’est-ce qui se passe dans le milieu ? Qu’est-ce qu’on peut faire ? »

« Si chacun pouvait essayer de faire un petit quelque chose : pour les jeunes, pour les aînés, pour l’environnement, etc. Il y a tellement d’organismes et tellement de besoins. »

  • Françoise Lamond

Avec Prévoyance envers les aînés des Laurentides, Mme Lamond croit que son implication à compter. « Avant, on couvrait deux MRC et on n’avait pas beaucoup de budget. Maintenant, on couvre quatre MRC. Je l’ai vu grandir », indique-t-elle fièrement. « J’aime autant être sur le terrain que faire l’administration. En autant que je rende service, que mon implication soit significative. »

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