Jim Zeller a collaboré avec de grands artistes tels que Nanette Workman, Michel Pagliaro et Robert Charlebois. (Photo: Courtoisie)
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Une vision et une musique qui viennent d’ailleurs

Par Aurélie Moulun

Grand harmoniciste originaire des Laurentides, Jim Zeller vit à travers son instrument depuis près de 50 ans. Le musicien et chanteur de blues, souvent considéré comme un extraterrestre, raconte les dessous de son personnage mystérieux et partage sa vision étrange de la musique.

« J’ai toujours été considéré comme spécial. J’ai un look différent. Je suis étrange, mais de manière originale. Sûrement parce que j’ai une vision plus globale des choses. »

Si plusieurs le considèrent comme un extraterrestre, pour Jim Zeller, ce personnage, qui n’en est pas vraiment un, lui a procuré une certaine liberté.

« Ça me donne une excuse d’être moi-même, d’être plus marginal. Moi aussi je me considère comme un extraterrestre ! Mais c’est une manière de me protéger. Je projette quelque chose de mystérieux et ça me permet de choisir et de filtrer les gens que j’intègre dans ma vie », détaille l’harmoniciste. En étant devenu populaire, Jim Zeller soutient qu’il est largement entouré, et choisir les personnes qui l’entourent devient nécessaire.

Une vision globale

Jim Zeller se considère comme un extraterrestre ou même comme un martien, non seulement en ce qui concerne son look, mais surtout par rapport à son optique de la vie et sa vision des choses.

« Je comprends l’optique des choses inexpliquées. Par exemple, la musique, ça vient d’ailleurs. On va aller chercher des idées, mais on ne sait pas d’où elles viennent », lance-t-il à l’autre bout du fil pour illustrer sa vision moins commune.

« Je pense que toutes les chansons existent, mais après il faut les mouler avec précision, expertise et virtuosité. » – Jim Zeller

Il raconte d’ailleurs que son procédé d’écriture de chansons est teinté par cette optique. « Quand j’écris, ce n’est jamais planifié que ça devienne une chanson. Créer c’est spontané. Tu sais, les chansons ont toutes déjà été créées. Elles existent déjà quelque part; elles flottent dans l’univers. Il faut juste channel [canaliser] l’énergie de ces chansons-là. Il faut aller les chercher et les assimiler », déclare-t-il.

Vivre, l’harmonica à la main

On ne peut plus dissocier l’harmonica de Jim Zeller, lui qui en a un au fond de ses poches depuis l’âge de 12 ans.

« L’harmonica c’est devenu ma voix, une extension de moi-même. J’ai appris à jouer par passion tout simplement. J’avais une passion musicale tellement forte que je n’avais pas le choix. C’était mon destin », croit-il.

Né à Sainte-Agathe-des-Monts, il quitte la ville à l’âge de 5 ans pour s’établir à Sherbrooke avec ses parents. Puis à 15 ans, il quittait ses parents pour voyager et travailler en Ontario.

Ce dernier voyage, qui s’est transformé en un périple de hippie de plusieurs années, l’a alors guidé jusqu’en Colombie- Britannique et même jusqu’aux États- Unis par amour de la musique.

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