Carrefour jeunesse-emploi des Pays-d’en-Haut

Par Ève Ménard
Carrefour jeunesse-emploi des Pays-d’en-Haut

La demande évolue et les préoccupations changent

Dès le début de la pandémie, le Carrefour jeunesse-emploi a réagi rapidement afin de continuer sa mission en offrant des services à distance. Depuis, les postes de travail ont été adaptés et les mesures d’hygiène mises en place pour permettre la poursuite des activités, en combinant le bureau et le télétravail.

 

Élise Lamarche, directrice générale, nous dresse le portrait de la situation actuelle, alors que de nouvelles réalités affectent le milieu de l’emploi et de l’éducation, transformant du même coup leurs priorités et leurs services.

« Le monde du travail a changé »

Tout d’abord, la directrice remarque depuis quelques semaines une hausse des demandes chez les jeunes adultes qui souhaitent se réorienter professionnellement ou dans leurs études. « Le monde du travail a changé et ils doivent s’adapter. Plusieurs clients qui envisageaient la recherche d’un emploi, ont finalement pris le chemin des études. D’ailleurs, un bon nombre d’entre eux ont intégré des études dans le domaine de la santé. » Élise Lamarche constate aussi des intérêts en restauration, en entretien ménager et en intervention. Elle suppose par ailleurs que la fin de la PCU et le retour à l’école ont eu une influence sur la hausse des demandes.

De plus, Élise Lamarche souligne qu’avant la pandémie, le Carrefour recevait régulièrement des appels d’employeurs à la recherche de main-d’oeuvre alors que le taux de chômage était très bas. La situation a évolué : « Plusieurs personnes se sont retrouvées sans emploi, mais l’enjeu des employeurs est encore bel et bien présent, ils recherchent des employés qui ne semblent pas avoir recommencé à répondre à l’appel. »

Les craintes à l’ère de la pandémie

Non seulement la demande change, mais les inquiétudes des clients aussi. Tout d’abord, la directrice générale relève que le respect des mesures sanitaires par l’employeur est une préoccupation en soi chez les personnes en recherche d’emploi. « Certains pourraient craindre qu’elles ne soient pas respectées alors que d’autres ne désirent pas porter le masque pour toute la durée du quart de travail », précise-t-elle. « Le volet salarial semble aussi un enjeu, soit parce qu’ils ont accès à la PCU qui est plus élevée que leur salaire ou soit parce qu’ils considèrent que les employeurs n’ont pas adapté leurs conditions aux travailleurs dits essentiels. »

Isolement et persévérance

Comme spécifié plus tôt, plusieurs ont profité de ce temps d’arrêt pour se réorienter dans leurs études ou effectuer un retour à l’école sans nécessairement prendre l’étendue des défis reliés à l’enseignement à distance. « Alors qu’un retour à distance semble alléchant pour les étudiants, nous constatons que l’étude à la maison est beaucoup plus ardue que prévue, autant pour la résolution de problème que pour l’organisation personnelle », explique Élise Lamarche. Ainsi, leurs services s’adaptent pour offrir un encadrement et un suivi adéquats à cet effet et la persévérance scolaire se retrouve au cœur de leurs priorités et de leurs inquiétudes. « Les jeunes sont encore plus difficiles à rejoindre, ne fréquentant plus de milieux scolaires. C’est donc la rencontre d’enjeux de persévérance scolaire et d’isolement et face à cela, nous tentons de déployer nos énergies pour faire connaitre nos services et leur accessibilité. »

À venir

Le Carrefour jeunesse-emploi sera bientôt tributaire d’une mini-van qui permettra aux intervenants et aux intervenantes de se déplacer vers les jeunes ou encore d’offrir du déplacement à ceux-ci, et ce, toujours en respectant les normes sanitaires. « Vous pourrez donc voir notre nouvelle van déambuler dans les rues de la MRC sous peu! », conclut Élise Lamarche

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