Cendrine Browne revient par la grande porte avec l’Équipe nationale

Par Luc Robert
Cendrine Browne revient par la grande porte avec l’Équipe nationale
Cendrine Browne en compagnie de son coach, Louis Bouchard. (Photo : Courtoisie)

La persévérance aura finalement payé pour la fondeuse Cendrine Browne, qui a réintégré les rangs officiels de l’Équipe nationale de ski de fond du Canada.

La Prévostoise a été avisée la semaine dernière que la combinaison de ses meilleures performances à vie, en 2020-2021, et une révisions des critères de sélections, lui a permis de retrouver sa place et son brevet d’athlète reconnue par Nordiq Canada.

« À tous ceux qui retenaient leur souffle (…) j’annonce que j’entamerai la prochaine saison sur l’Équipe nationale. J’ai beaucoup grandi à travers toutes les épreuves que j’ai dû surmonter. J’ai continué à me battre (…) à bûcher. À travers ce processus, j’ai appris que le ski ou d’être sur l’Équipe nationale n’étaient pas les seules choses qui me définissent : je me suis épanouie, entourée des gens qui croyaient en moi », a-t-elle souligné.

« Par ailleurs, je suis reconnaissante que les critères de sélections aient été amendés. Ce fut une année de pandémie, qui nécessitait des mesures exceptionnelles. Dans leur évaluation des athlètes, Nordiq Canada a décidé de combiner les points acquis aux Coupes du monde à ceux du Championnat mondial. J’en ai accumulé assez. »

Encore, se battre

Si cette première marche gravie permet à l’athlète de 27 ans de respirer un peu, elle n’est cependant pas assurée d’obtenir sa place aux Jeux olympiques de Pékin, à l’hiver 2022.

« Revenir avec l’équipe me permettra de retrouver un salaire d’environ 25 000 $ par année. J’aurai encore des ententes de commandites à renouveler, mais un grand merci à toutes les bannières qui m’ont aidée avant et pendant le processus. »

« Pour une place à Pékin, il n’y a toutefois rien d’encore acquis pour moi. Je devrai réussir de bonnes performances jusqu’en décembre (pour être choisie), sans quoi il me faudrait passer par les sélections nationales. Je prends ça une étape à la fois. »

Court repos

Toujours campée à Sainte-Féréole des Neiges, Browne reprendra le collier dès le mois de mai prochain.

« Je me remets des moments difficiles que j’ai vécus, mais je reviendrai à l’entraînement dès le 10 mai, près de Québec. Il y a bien un camp national à Canmore, du 3 au 18 mai, mais je n’irai pas, car j’ai appris trop à la dernière minute ma réintégration. Je veux assimiler tout ça. Mon carding me donne à nouveau accès à des camps d’entraînement nationaux et je pourrai y retourner en juillet. »

C’est à Sainte-Féréole des Neiges que Cendrine Browne retrouvera ses repères, sous la férule de son entraîneur Louis Bouchard.

« Il m’aide à digérer tout ça. Ça ne changera rien à ma préparation, même si l’entraîneur-chef de l’Équipe nationale vient de démissionner. Je travaille toujours avec Louis, que je remercie. »

En vue des Olympiques de 2022, la skieuse au moral de fer aimerait bien se préparer dans des conditions similaires au climat chinois.

« Cet été, si la Santé publique le permet, l’Équipe canadienne ira s’entraîner dans les hauteurs, au Utah ou en Californie. Pékin est située à 1 700 km d’altitude, de sorte qu’il y a moins d’oxygène à respirer. On pourra recréer ces conditions dans ces parties des États-Unis. »

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