Une championne québécoise à l’assaut du titre canadien

Par Luc Robert
Une championne québécoise à l’assaut du titre canadien

Ski alpin

La skieuse Alice Marchessault, de Sainte-Anne-des-Lacs, a le vent dans les voiles. À peine coiffée championne provinciale de ski alpin chez les moins de 16 ans, la voici en piste au championnat canadien de la discipline, à Collingwood, en Ontario.

La jeune athlète a devancé ses compétitrices, du 24 au 28 février derniers, lors du critérium présenté sur les pentes du Mont-Édouard, au Saguenay.

« Je n’avais pas d’attentes, au provincial, ce qui m’a enlevé de la pression et m’a permis de bien figurer. J’essaie de recréer le même état d’esprit au championnat canadien. Ce n’est pas facile, car j’ai terminé la compétition vice-championne (deuxième) en slalom, en 2017 », a-t-elle rappelé.

La jeune athlète est remontée au summum de son art.

« Après un début de saison régionale très difficile, les choses se sont replacées. Je sais que je peux performer encore mieux. Je visualise beaucoup ma descente à l’avance. Je jase régulièrement avec la psychologue sportive Heïdi Malo, qui travaille avec plusieurs olympiennes. Le mental représente une grosse partie du succès des athlètes. »

Marchessault croit que les skieurs québécois sont avantagés au national.

« Contrairement à celles qui affectionnent les conditions parfaites d’Europe, nous avons la chance (rires) d’être habituées aux conditions changeantes d’ici. Il n’y a pas beaucoup de neige à Collingwood. Qu’il y ait un trou de plus ou une section glacée ne changera pas grand-chose à ma préparation. Nous avons une grande capacité d’adaptation. Les épreuves sont partagées aux quatre montagnes de la région de Blue Mountain. »

Dans la catégorie d’âge des moins de 16 ans, il n’y a pas encore de spécialité pour chaque athlète.

« Nous participons à plusieurs épreuves : deux de slalom, deux de géant et une de super-géant. Le slalom représente celle où je me sens le plus à l’aise, mais mon super-géant s’en vient de mieux en mieux. »

Elle entend profiter de son élan saisonnier pour pousser sa jeune carrière à un autre niveau.

« Les championnats canadiens servent aussi d’étape de sélection pour des épreuves mondiales. Les trois meilleures se rendront ensuite à Whister, alors que d’autres iront à la Scara, en France. Je me suis déjà mesurée aux meilleures mondiales de mon âge, à Thunder Bay. Je sais à quoi m’attendre. »

Notons que les Laurentides sont très bien représentées au sein de la délégation du Québec à Collingwood, puisque 10 des 14 membres de la formation proviennent de notre région. D’ailleurs, au championnat provincial du Mont-Édouard, Arianne Forget (3e) et Jade Bonneville (4e) se sont aussi distingués.

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