La désobéissance civile nécessaire

La désobéissance civile nécessaire
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Chroniques

Samuel Lalonde, militant solidaire de Saint-Jérôme

 

Le 22 mars 2012 restera gravé dans la mémoire collective à jamais. Ce jour où 200 000 étudiants et citoyens de tous les horizons sont descendus dans les rues pour clamer leur désaccord avec les positions d’un gouvernement néolibéral qui veut monnayer l’accès à l’éducation, et ainsi, la rendre accessible à une élite détenant le pouvoir de l’argent. Le gouvernement Charest répond encore et toujours avec la rhétorique de la juste part et refuse le dialogue avec nous, étudiants.

 

Le 22 mars 2012, un drapeau rouge a été descendu du toit du CEGEP de Saint-Jérôme en signe de contestation et de désobéissance civile. Le gouvernement veut faire déraper les étudiants en les divisant par la peur, par la démagogie d’un message faux et trompeur, mais nous ne sommes pas dupes. Le gouvernement veut faire monter la colère en nous afin de diminuer notre crédibilité aux yeux du public, mais nous ne flancherons pas. Nous allons désobéir civilement et pacifiquement. Il s’agit du seul moyen dont nous disposons pour nous faire entendre.

 

Le 22 mars 2012, le drapeau rouge suspendu au CEGEP a été retiré en moins de 15 minutes par l’administration. Cette même administration qui tente de faire peur aux étudiants en envoyant des courriels internes intimidants, en surveillant les étudiants membres d’associations en faveur de la grève et en portant des accusations pénales contre ces mêmes étudiants. Cette administration devrait pourtant rester neutre dans un tel conflit.

 

Le 22 mars 2012, la lutte contre la hausse des frais de scolarité et la gratuité scolaire est devenue une lutte de classes, une lutte sociale contre la marchandisation des services publics pour lesquels nous payons déjà assez, une lutte pour l’équité et la justice sociale, une lutte contre l’élite politique dominante et corrompue qui vend nos âmes au secteur privé.

Enfin, une lutte pour le bien commun!

 

Il y a d’autres moyens pour financer l’État que de toujours faire payer la classe moyenne et les moins nantis. C’est ce que démontrera la jeunesse québécoise au gouvernement Charest en le faisant reculer une seconde fois sur cette hausse injuste!

 

Lorsque l’injustice devient loi, la résistance est un devoir.

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