Cinema – Arthur et les Minimoys

Par Stephane Desjardins

L’analogie est évidente : dans le film de Luc Besson, seul un être au cœur pur, Arthur, arrache l’épée magique de son socle de pierre. Un autre Arthur a déjà réalisé cet exploit, mais avec le Graal.

C’est à ce genre de conte que s’abreuve allègrement Luc Besson lorsqu’il nous propose Arthur et les Minimoys, une fable pour enfants absolument renversante de beauté et d’inventivité photographique.

Soyons clairs: ce film ne bouleverse rien d’un point de vue scénaristique. Histoire archi-classique. Rebondissements de circonstance, en phase avec le style de récit. Personnages convenus. Intrigue prévisible à l’os. Rythme endiablé, par endroits. Musique judicieusement choisie.

Non, l’intérêt de ce film réside simplement dans sa grande beauté. Il fait penser un peu au Magicien d’Oz, avec son départ dans les plaines du Mid-West américain, dans les années 50 (les années 30 dans Oz). Dans les Minimoys, la ferme familiale n’est pas frappée par une tornade mais par un vilain créancier. À l’image de notre époque cupide, peut-être.

Toujours est-il que, comme Dorothy dans Oz (Judy Garland), le personnage principal est un enfant. Ici, c’est un petit garçon très allumé, à la limite de l’hyperactivité. Les circonstances font que sa mission est de sauver la ferme familiale (et retrouver le grand-père disparu depuis des lustres) en recherchant un trésor enfoui dans le sol par le patriarche. Le trésor se trouve chez les Minimoys.

La famille du garçon ne croit pas une seconde à l’existence de ce peuple et parle d’une invention du grand-père. Mais notre jeune homme en est convaincu et finira par découvrir ce monde secret et presque magique. C’est ici que le vrai film commence.
Évidemment, le royaume des Minimoys imaginé par Besson est tout simplement renversant de beauté. Une pure merveille. Le réalisateur a répété que 700 personnes avaient travaillé à son film. Ça paraît. Malgré quelques invraisemblances crasses, qu’on oublie facilement, on embarque sans sourciller dans l’aventure du personnage principal.

Arthur, Bétamèche et la princesse Selenia sont tous très sympathiques et fort mignons. Que puis-je ajouter? En plus d’être un excellent spectacle (mon rédac’ chef va rager à cette remarque), c’est aussi une œuvre d’art.

Besson nous annonce une suite: j’ai hâte de retrouver l’univers des Minimoys!

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