Commémoration de la tuerie du 6 décembre : Être ensemble pour que ça change!

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Commémoration de la tuerie du 6 décembre : Être ensemble pour que ça change!
Un rassemblement avait lieu Place de la Paix à Saint-Jérôme pour honorer la mémoire des 14 femmes tuées le 6 décembre 1989 à l’École polytechnique de Montréal (Photo : Françoise Le Guen)

Françoise Le Guen – Quatorze chandelles ont été allumées Place de la Paix à Saint-Jérôme pour honorer la mémoire des 14 femmes abattues il y a maintenant 29 ans, lors de la tragédie de l’École polytechnique de Montréal.

 

Le 6 décembre marque la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes et clôturait la Campagne internationale de 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes.

Une campagne qui s’inscrit dans la mouvance de l’éveil collectif du mouvement #moiaussi.

« En cette année post #moiaussi, on a entendu des milliers de témoignages brisant le silence sur la violence sexuelle dont sont victimes encore trop de femmes et d’enfants. C’est la preuve que la solidarité et le courage des femmes participent à faire avancer la société. Mais tout n’est pas gagné! La parole des femmes est encore trop souvent remise en question », a déclaré l’une des porte-parole du Comité local d’actions féministes (CLAF), organisateur de l’événement.

Plus de dénonciations

Pour Chantal Dubois et Julie Santerre, intervenantes au CALACS-Laurentides, cette commémoration du 6 décembre est particulièrement importante.

« Le devoir de mémoire est toujours indispensable ! » C’est aussi l’occasion de faire le point et de parler de ce qui va mieux en cette année post #moiaussi. « On a vu une hausse des dénonciations, une part du tabou est brisée, la parole est libérée et des actions sont posées. »

Chantal Dubois constate que ça bouge plus rapidement.

« Par contre, le système judiciaire n’a pas changé en un an. C’est toujours aussi lent et difficile d’aller devant les tribunaux. Il ne sont pas faits pour les victimes d’agressions sexuelles. Soit les plaintes ne sont pas retenues ou n’aboutissent pas, et il n’y a pas de condamnations. »

Julie Santerre ajoute que le thème de cette année Être ensemble pour que ça change fait appel à la solidarité des femmes et dans la société en général.

Des ressources
  • CAVAC – Centre d’aide aux victimes d’actes criminels : 450-569-0332/1 800 492-2822/1-866- LECAVAC
  • CALACS-Laurentides– Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel : 450-565-6231
  • L’Élan – Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel : 819-326-8484/1-866-915-8484/Ligne d’écoute provinciale 24/7 : 1-888-933-9007
  • Espace Laurentides – Prévention de la violence faite aux enfants : 450-229-6650
  • L’Ombre-Elle – Maison d’aide et d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants – Sainte-Agathe, Sainte-Adèle, Mont-Tremblant : 819-326-1321
  • La Colombe Sainte-Agathe – Centre de jour pour femmes : 819-326-4779
  • L’Écluse – St-Sauveur/Ste-Adèle : 450-569-7197. Sainte-Agathe : 819-323-6759
  • SOS violence conjugale – Service d’aide 24 h/24, 7 jours/7 : 1-800-363-9010.
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