Comment tirer profit de sa communauté de fans?

Par Journal Accès

On assiste depuis quelques années à une transformation radicale des modes de communication et d’interaction avec les clientèles. Dans ce vaste maelström de possibilités, comment les artistes et artisans du monde culturel peuvent-ils s’en sortir?

 

Parmi les phénomènes intéressants émerge celui des communautés. En effet, la communication de masse a maintenant fait place à une communication beaucoup plus ciblée. On parle à de petits groupes de gens qui partagent des intérêts communs et on entretient avec eux une relation de proximité.

 

La question à laquelle le Conseil de la culture des Laurentides souhaite répondre prochainement c’est : «Comment peut-on tirer profit de ces nouvelles communautés de fans qui se créent autour des nombreux projets?»

 

L’une des nouvelles avenues de financement qui repose sur cette relation avec une communauté de fans et qui est en pleine croissance dans le monde actuellement est le sociofinancement (aussi appelé crowdfunding). Une nouvelle forme de financement très prometteuse! Le phénomène a débuté aux États-Unis, mais il est aussi très présent en Europe, et maintenant au Canada.

Il y a plusieurs types de sociofinancement, mais celui qui devrait plus particulièrement intéresser le monde de la culture, car il peut servir grandement leurs intérêts, c’est celui basé sur un principe de récompenses. Bonne nouvelle ! C’est ce type de sociofinancement qui croît le plus rapidement actuellement dans le monde!

 

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le fameux Web a bouleversé nos façons de faire. D’une ère pendant laquelle les acteurs de la culture ont été habitués à contrôler une chaîne de production et de distribution, on est passé à une ère où les appareils et l’internet ont maintenant permis un accès libre et gratuit à des milliers de films, d’œuvres visuelles ou musicales et ce sans contrainte apparente de droits ni de frontières. Un accès direct existe maintenant entre les artistes et leurs publics.

 

Ce phénomène a chambardé les modèles d’affaires existants, certes. Mais si on s’attarde au strict fonctionnement du Web, il a été intéressant de voir poindre, ces dernières années, de nouveaux modèles d’affaires qui, tout en offrant de la gratuité, ont maintenant trouvé de nouvelles avenues très prometteuses pour faire des profits.

Le sociofinancement s’inspire de ces nouveaux modèles d’affaires qui tiennent compte de la réalité du web : gratuité, proximité, interactivité, personnalisation de l’offre, etc.

 

Pour les artistes professionnels, de la relève professionnelle et les travailleurs culturels des Laurentides qui souhaitent en savoir plus sur le sociofinancement, une formation sera offerte par le Conseil de la culture des Laurentides l’hiver prochain. La formation existe en version d’introduction de deux heures le 22 janvier, 10 h, où les participants peuvent explorer le sujet. Il est possible aussi d’approfondir et mettre en pratique des activités de sociofinancement lors de la formation de deux jours complets les 4 et 5 février 2014. Les participants peuvent s’inscrire dès maintenant à l’une ou l’autre formation ou

encore faire les deux. Les détails se trouvent sur www.culturelaurentides.com à la

section formation. On peut également communiquer avec Manon Mercier, coordonnatrice à la formation et au développement professionnel au 450-432-2425, poste 104.

 

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