(Photo : Gracieuseté)
La « quinquagénaire active » multiplie les activités.

Nathalie Deneault, la quinquagénaire active

Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)

Après près de trente ans à la tête de la Cage brasserie sportive de Saint-Sauveur, Nathalie Deneault consacre aujourd’hui sa retraite au bénévolat, au sport et aux rencontres humaines.

Une vie d’entrepreneure

À 57 ans, Nathalie Deneault aime se présenter avec humour comme « la quinquagénaire active ». Une formule qui résume bien son rythme de vie.

Avant sa retraite, elle a passé près de trente ans dans le monde de la restauration, à la tête de la Cage brasserie sportive de Saint-Sauveur. L’entreprise était d’abord une aventure familiale qu’elle partageait avec son père et son frère. Mais son parcours d’entrepreneure commence bien plus tôt. « J’ai commencé à travailler très jeune. Mon père était entrepreneur et il avait plusieurs entreprises. À 18 ans, je m’occupais déjà d’un parc aquatique et d’une salle de quilles », raconte-t-elle.

En 1992, elle ouvre son propre restaurant à Saint-Sauveur spécialisé dans le poisson et le poulet. « Ça a duré un an. C’était compliqué d’avoir un bon chef », dit-elle.

L’année suivante, elle ouvre la Cage avec sa famille. L’établissement deviendra le cœur de sa vie professionnelle pendant près de trois décennies.

En 2016, la Chambre de commerce et de tourisme de la Vallée de Saint-Sauveur lui décerne le titre de Femme en affaires de l’année.

Une épreuve marquante

Son parcours entrepreneurial a aussi été marqué par un drame. En février 2002, son frère et associé Jean-François Deneault est assassiné lors d’un vol qui tourne mal à la Cage aux sports de Saint-Sauveur. « À partir de ce moment-là, je me suis retrouvée seule à m’occuper de la business », explique-t-elle. Elle poursuivra néanmoins l’aventure et dirigera le restaurant pendant encore deux décennies.

Le moment de tourner la page

En 2022, après 29 ans à la tête de l’établissement, Nathalie Deneault décide de vendre et de prendre sa retraite. La pandémie et la pénurie de main-d’œuvre ont pesé dans la balance. « Après la COVID, c’était très difficile de trouver du personnel. Même avec des travailleurs étrangers, ça restait un défi. »

Redonner à la communauté

Nathalie Deneault est notamment impliquée au Garde-manger des Pays-d’en-Haut.

Si Nathalie Deneault a quitté la restauration, elle n’a pas ralenti pour autant. Elle consacre aujourd’hui plus de dix heures par semaine au bénévolat. Elle est notamment impliquée au Garde-manger des Pays-d’en-Haut, où elle participe à la distribution de paniers alimentaires. « Tous les lundis, je suis au comptoir à Sainte-Adèle pour accueillir les gens qui viennent chercher leur panier. »

Elle participe aussi à la guignolée et à différentes collectes de fonds avec l’Entraide bénévole des Pays-d’en-Haut, où elle contribue notamment au service d’aide aux impôts.

« J’ai été chanceuse dans la vie. Je trouve que c’est important de redonner à ceux qui en ont besoin. »

Une retraite bien remplie

La « quinquagénaire active » multiplie les activités. Ski, marche, gym et pickleball font partie de son quotidien. Elle accompagne aussi des groupes de voyageurs en Europe avec Voyages Québec. « J’accompagne les groupes du départ à Montréal jusqu’au retour. S’il arrive quelque chose, je suis là pour eux. » Une façon pour elle de continuer à faire ce qu’elle aime le plus. « J’aime le monde », dit-elle simplement.

Installée à Saint-Anne-des-Lacs, elle continue de participer à la vie de la région. Et même si certains lundis pourraient être consacrés au ski, elle préfère souvent être au rendez-vous au garde-manger. « Voir les gens repartir avec leur panier et leur sourire, c’est valorisant. Ça me garde jeune. »

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