(Photo : Courtoisie)
Kanica et son livre Manuel de survie dans la jungle du dating

Rencontres amoureuses : curiosité requise, patience obligatoire

Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)

Entre pression sociale, algorithmes et idéaux romantiques bien huilés, la professionnelle en sexologie Kanica propose une autre façon d’aborder l’amour. Moins de performance, plus de curiosité. Et un peu plus d’indulgence envers soi-même.

La Saint-Valentin, miroir grossissant

La Saint-Valentin agit comme un projecteur émotionnel. Pour certains, elle confirme un lien. Pour d’autres, elle accentue la solitude ou le sentiment d’être en décalage. Selon une analyse publiée par Southwest Therapeutics, cette journée peut amplifier l’anxiété et la comparaison sociale, notamment chez les personnes célibataires ou récemment séparées. Le phénomène est bien connu en psychologie: on anticipe souvent le pire, ce qui finit par nourrir le malaise. Résultat, une simple date sur le calendrier devient une épreuve existentielle.

Curiosité recherchée

Pour Kanica, le problème n’est pas la rencontre amoureuse, mais la manière de l’aborder. Elle préfère parler d’applications d’introduction plutôt que d’applications de rencontre. Derrière un écran, impossible de savoir si l’attirance est réelle. Tout au plus peut-on vérifier si une curiosité sincère est présente. Chercher l’étincelle dès le premier message revient, selon elle, à exiger une chimie digne d’un film romantique avant même le générique.

Cette curiosité devient une boussole. Avoir une curiosité de l’autre, mais aussi de soi-même. Pourquoi cette personne m’attire? Qu’est-ce que je projette? Et surtout, est-ce que je suis encore capable d’être intéressé sans être pressé?

Aimer sans se perdre

Dans sa pratique, Kanica décrit le dating comme une collecte de données. Non pas pour remplir une checklist, mais pour observer ses réactions, ses limites et ses besoins. Le véritable indicateur n’est pas la perfection de l’autre, mais la capacité de chacun à s’ajuster. Une nuance qui évite bien des discussions interminables sur les fameux drapeaux rouges.

Lire pour se reconnaître

Kanica au salon du livre 2025

Son dernier conseil est simple: lire son livre. Manuel de survie dans la jungle du dating propose des récits et des catégories relationnelles dans lesquelles plusieurs se reconnaîtront. On n’y trouve pas de recette miracle, mais des repères. Des mots pour nommer ce que l’on vit. Et parfois, un léger soulagement en réalisant que non, on n’est pas seul à se poser ces questions.

Et le chum, alors?

Les téléspectateurs se souviennent de son passage à Tout le monde en parle, où elle avait lancé, non sans humour, une offre monétaire pour trouver un partenaire. Depuis, ironie du sort, son agenda déborde. Pas encore de chum à l’horizon. Comme quoi, même les spécialistes de l’amour manquent parfois de temps pour dater. Une preuve supplémentaire que le dating n’est pas une course, mais une aventure. Et que la curiosité reste souvent le meilleur point de départ.

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