Conservation de la nature : Un pas de plus pour la protection des milieux naturels des Laurentides

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Conservation de la nature : Un pas de plus pour la protection des milieux naturels des Laurentides

Véronique Piché – Conservation de la nature Canada, chef de file au Québec et au Canada en matière de protection des milieux en terres privées, remercie la communauté engagée du lac Brûlé pour un don additionnel de 95 hectares.

 

Les conférences de presse se tiennent rarement dans des résidences privées. Mais vendredi dernier, malgré la neige qui tombait – encore –, tous étaient pourtant conviés dans une chaleureuse demeure du lac Brûlé.

Au salon, un luminaire dont l’abat-jour est composé de branches d’arbres donne le ton. Un feu de bois crépite dans l’âtre. L’équipe de Conservation de la nature Canada (CNC) est sur place pour diriger l’opération. Aussi, le député fédéral David Graham, le maire de Sainte-Agathe-des-Monts Denis Chalifoux, des représentants d’organismes amoureux de la nature ainsi que des membres de la communauté fraternisent.

« Conservation de la nature Canada est une organisation très active à l’échelle du pays, et très active grâce à des gens engagés comme vous : bénévoles et donateurs », exprime d’entrée de jeu le vice-président aux communications de CNC-Québec, Joël Bonin. On célébrait donc l’engagement local pour la protection des alentours du lac Brûlé. Mais la protection de la biodiversité n’est pas une affaire de vase clos. Il faut voir plus grand.

« Montréal a perdu 80 % de sa connectivité écologique dans les 50 dernières années », cite en exemple la chargée de projet chez CNC, Annie Ferland. La connectivité écologique est un principe essentiel à la survie des espèces. La technicienne en biologie explique à l’auditoire l’importance de restaurer le contact entre les grands massifs naturels, comme le parc national du Mont-Tremblant, le Parc régional de la Forêt Ouareau et plusieurs autres réserves naturelles de la région. Dans cette perspective, les dons de terres privées dans le secteur du lac Brûlé méritent d’être exhibés.

Annie Ferland explique que les bouleversements du climat amèneront les espèces à migrer vers le nord. Certains chercheurs parlent d’un rythme de 45 km par décennies. Pour ce faire, ces espèces doivent pouvoir emprunter des corridors naturels (voir carte). Plusieurs autres participent aux efforts pour la restauration de ces corridors, tels le programme Action-Climat Québec ou la Fondation de la Faune du Québec. Dans la région, l’organisme Éco-corridor laurentiens offre aussi sa vision et son expertise dans la réalisation de ce vaste projet.

Le cœur était à la fête vendredi dernier. Annie Ferland, assurément passionnée par sa mission, était heureuse de souligner qu’un de ses collègues avait entendu une grive des bois dans le secteur maintenant protégé du lac Brûlé. Comme cet oiseau est sur la liste des espèces menacées du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, cette anecdote prenait des airs de victoire.

Des chiffres

Au total, 300 hectares protégés dans le secteur du lac Brûlé

Depuis 1962, CNC a protégé plus de 1 million d’hectares de terres au pays, dont 45 000 au Québec.

Pour info : www.conservationdelanature.ca

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