Consultations à Val-Morin: Dessine-moi un avenir!

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Par Thomas Gallenne
Consultations à Val-Morin: Dessine-moi un avenir!

Que souhaitent les Val-Morinois et Val-Morinoises pour leur municipalité? Quelle est leur vision d’avenir? Telles sont les questions que le Comité consultatif sur la vision (CCV) – que la municipalité a mis en place – a posé aux citoyens lors d’une consultation publique tenue le 27 octobre dernier.

La salle du conseil municipal était pleine et les opinions, réflexions, suggestions des citoyens fusaient de toutes parts. Louis Poliquin, conseiller et Denis Fagnan, respectivement président et membre du CCV, ont mené la discussion rondement.

Souhaits exprimés

Les citoyens souhaitent que l’environnement, les paysages, les lacs et la tranquillité qui caractérisent la municipalité y soient protégés en harmonie avec un développement social, économique, et culturel bien encadré.

Ils veulent que Val-Morin soit reconnue comme un lieu privilégié où l’on pratique une gamme unique d’activités sportives, éducatives, artistiques et culturelles favorisant le renforcement du corps et de l’esprit.

Au sujet du noyau villageois, ils veulent que son développement soit appuyé par une vision urbanistique à long-terme dans un souci d’harmonisation architecturale de ses principaux éléments (mairie, théâtre du marais, église, bibliothèque) tout en mettant en valeur la Rivière du Nord qui le traverse en son centre et la sérénité des lieux.

Concernant la municipalité, son conseil, ses fonctionnaires et employés de tous niveaux, jugés «compétents» et «experts», devraient continuer de bien administrer en tant que fiduciaires du patrimoine des citoyens, forts de l’appui et du soutien des nombreux bénévoles qui animent les regroupements, associations et comités de toutes sortes.

Concilier environnement et développement

Sur l’environnement et le développement, les points de vue concordaient à peu de choses près: «Val-Morin est différente, nous vivons dans la paix», s’est exclamé un citoyen. «Oui, répond-on, mais il faut développer la ville, encourager les investissements conciliant développement durable et essor économique».

En ce sens, on a évoqué la qualité de l’eau, le recyclage, la réduction de la pollution sonore, lumineuse et visuelle. On a souhaité la réouverture de l’hôtel Far Hills, la densification du noyau villageois dans le cadre d’un schéma d’aménagement urbain à long-terme, l’implantation de commerces de proximité tels que café-terrasse, restaurants spécialisés, services de traiteurs, hébergement, l’accès à la propriété pour les jeunes familles par une politique immobilière appropriée, le contrôle des inondations, la mise en place d’un système de traitement d’eaux usées.

On croit que la réouverture prochaine du Théâtre du Marais deviendra un pôle d’attraction majeur qu’il faudra exploiter. On a noté plusieurs points d’attraits touristiques entre lesquels une synergie devra être créée. On a constaté que les infrastructures demeurent au coeur des préoccupations, une mise à jour des systèmes de réhabilitation des eaux usées s’imposant notamment. Les participants ont insisté pour que la municipalité continue de surveiller attentivement son budget, le niveau de taxation étant considéré comme élevé.

Val-Morin a beaucoup d’actifs à mettre en valeur, a-t-on fait remarquer, comme son parc régional, son théâtre, ses institutions de repos, de réflexion et d’éducation, ses centres de ski alpin et de fond, son golf, son centre équestre, ses rivières, ses lacs. «Il faut le faire savoir et créer une synergie entre tous ces éléments d’actifs», a confirmé le maire Guy Drouin dans son allocution d’ouverture.

Val-Morin doit-elle composer avec des faiblesses, s’est-on demandé ? On a énuméré à ce chapitre l’endettement élevé de la ville qui ne sera résorbé qu’avec le temps, le manque d’harmonie visuelle du centre du village, le déboisement exagéré de certains projets domiciliaires, la gestion du niveau et de la qualité des eaux de la Rivière du Nord. Enfin, l’étendue du territoire, de part et autre de l’autoroute des Laurentides, demeure une entrave à l’unification.

Le CCV a engrangé les opinions exprimées par les quelque 125 citoyens présents. Avec cette assemblée publique qui s’ajoutait à une dizaine de rencontres ciblées au cours des derniers mois, le Comité de vision stratégique a bénéficié d’une participation de plus de 10% de la population de Val-Morin.

Il se mettra sans délai à la rédaction de son rapport préliminaire qu’il prévoit soumettre au Conseil municipal avant Noël. «Le dossier avance normalement, dans le respect de l’échéancier fixé», a conclu le président du comité, Louis Poliquin.

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