Coupe du monde de ski de fond

Par Félix Côté
Coupe du monde de ski de fond

Cendrine Browne se rapproche de son but

À la Coupe du monde de ski de fond de La Clusaz en France, samedi et dimanche derniers, la fondeuse Cendrine Browne n’a pas percé le top-30 – objectif qu’elle s’est fixé – mais elle y a réalisé son meilleur résultat de coupe du monde de la saison. Samedi, à l’épreuve du 10 km (départ de masse), elle a terminé au 41e rang, à 2 min 32 sec de la gagnante de l’épreuve, la Norvégienne Heidi Weig, un résultat qu’elle juge encourageant.

« J’étais juste à 35 secondes d’un top-30. Je me rapproche de plus en plus. Je continue d’être patiente, parce que je sais que le top-30 s’en vient, a affirmé la skieuse qui ne cesse de progresser de compétition en compétition. Au début de la saison, je terminais dans les 60, puis dans les 50, là je suis rendue dans les 40. »
Si Cendrine Browne considère la distance de 10 km comme son épreuve de prédilection, elle s’est dite déçue de ne pas avoir été plus agressive lors du départ de masse, elle qui est habituée aux départs individuels. « C’était un départ de masse très chaotique, et il fallait se faufiler. Par contre, je suis contente d’avoir conservé un bon rythme tout le long, et d’avoir dépassé deux filles dans la dernière montée », a-t-elle indiqué.
Le lendemain, l’athlète de Saint-Jérôme prenait part au relais 4x 5 km, épreuve à laquelle l’équipe canadienne a terminé au 12e rang. « On voulait avoir du plaisir. En coupe du monde, on oublie souvent pourquoi on est là, et à la base, c’est pour avoir du plaisir », de souligner Cendrine Browne.
Une étape cruciale dans le développement d’un athlète
L’atteinte d’un top-30 revêt une certaine importance, puisque non seulement un rang à l’intérieur des 30 premières alloue des points à l’équipe nationale, mais cela avantage l’athlète sur la grille de départ, qui peut éventuellement aspirer aux premières positions. « Sans une bonne position, c’est très difficile de remonter tout le peloton », explique la fondeuse de 23 ans.
Aussi, en réponse à la pression de réaliser rapidement des performances parmi les meilleures, elle cite plusieurs grands noms du ski de fond, dont le fondeur Alex Harvey, qui termine aujourd’hui régulièrement dans le top-10. « Plusieurs oublient qu’Alex a aussi connu des 40e ou 50e positions lors de ses premières courses internationales, fait-elle remarquer. Je comprends cette année que c’est nécessaire de prendre de l’expérience avant de performer. »
Elle mentionne également la fondeuse canadienne (aujourd’hui retraitée) Beckie Scott qui, à ses premiers Jeux olympiques en 1998, avait terminé 45e à la poursuite de 10 km. Quatre ans plus tard, elle remportait la médaille d’or dans la même discipline aux Jeux de Salt Lake City.
Apprendre des meilleures
Il va sans dire que de participer à un si grand nombre condensé de coupes du monde permet de gagner en expérience. « En Europe, ce n’est vraiment pas la même chose qu’au Canada, puisque le niveau est beaucoup plus relevé. On apprend énormément, que ce soit aux niveaux tactique, technique, ou comment prendre les virages et les descentes », explique Cendrine Browne.
L’occasion se présentera à nouveau pour elle de participer à des épreuves de calibre international. D’ailleurs, l’athlète prendra part aux courses de sélection pour les championnats du monde, du 8 au 13 janvier, lors desquelles elle a bon espoir de se qualifier.

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