Course automobile : Isabelle Tremblay s’inscrit à un défi mondial de voitures de courses

Par Luc Robert (initiative de journalisme local)
Course automobile : Isabelle Tremblay s’inscrit à un défi mondial de voitures de courses
Isabelle Tremblay retrouve ses repaires grâce à un simulateur. (Photo : Courtoise)

L’expérimentée pilote automobile Isabelle Tremblay participera à la compétition Formula Woman, qui incluera 16 finalistes de partout dans le monde, afin d’identifier deux gagnantes qui participeront ensuite au championnat de la Coupe GT de 2022 en Europe.

Dès mai dernier, les candidates ont amorcé un tutoriel virtuel, afin de se familiariser à la conduite de voitures McLaren GT4, qui seront utilisées par les deux éventuelles monarques du concours.

« Le programme Formula Woman a ravivé ma flamme pour la course. J’ai bien constaté dans les simulateurs que mes réflexes sont encore là. Comme pilote féminin, il nous est permis de rêver et de faire notre place en course automobile », a souligné l’ex-hippolytoise.

Ancienne pilote nationale au sein de la série de courses Nascar Canadian Tire, Isabelle Tremblay souligne ne pas avoir pris part à une compétition depuis 2014.

« C’était sur terre battue à Drummondville. Disons qu’au simulateur, je me suis tapée 12 heures au circuit de Siebring, avec succès. Le virtuel est rendu tellement près de la réalité, cela en est étonnant. Disons que j’ai pris de la maturité et de la sagesse. Je suis plus calme et je supporte mieux la pression qu’avant. Je suis rendue ailleurs au niveau de la patience. C’est le moment opportun pour participer à une compétition mondiale. »

Maintenant domiciliée en Outaouais, elle sera la porte-parole de l’auto-show de Gatineau, qui aura lieu le 7 août prochain, au parc des Cèdres (remis au 8 août s’il pleut). Un premier tournage de capsules de promotion a eu lieu dans les installations de l’entrepreneur et pilote automobile Nicolas Vaillant (Vaillant AutoSports).

« Il y a une centaine d’inscrits, avec des exposants qui auront le prévilège de montrer leurs bolides avec la plage de la rivière-des-Outaouais comme arrière-plan. Je tourne des capsules télés pour l’événement. J’aime mon rôle d’ambassadrice. »

« Dans la région, je m’entraîne au club Apex V2R d’Ottawa. Je suis pétante d’énergie et j’ai hâte de me frotter aux meilleures dames. Partout dans la vie, même au backgammon, j’ai toujours recherché la victoire. »

La seule dame à avoir remporté une épreuve de formule 1600 au circuit Gilles-Villeneuve se sent bien dans sa peau et a hâte d’en découdre.

« J’ai la possibilité de gagner un entraînement complet de deux mois et, si je suis chanceuse, de piloter une McLaren. On nous donne les outils pour nous classer parmi les 16 meilleurs profils mondiaux. Je suis comblée : je renoue avec mon sport, les dames pilotes, avec des néophytes et d’autres expérimentées comme moi. Notre première évaluation virtuelle se passera le 10 juin. On est toutes des passionnées, mais je vais y mettre l’effort de plus pour me rendre aux États-Unis, pour la première formation des 16 meilleures retenues pour le présentiel. »

Pour atteindre son objectif, Isabelle Tremblay doit parfaire ses connaissances sur divers circuits.

« Je ne connaissais pas la piste de Silverstone (Angleterre). J’y ai conduis avec finesse en simulation. On s’adapte à la pandémie, via le simulateur, mais j’ai un certain avantage d’avoir aussi connu les courses en pistes. On risque de conduire des Miata MX5, sur circuit routier, ainsi qu’une Projet 8 de Jaguar, et possiblement la GP 4 de McLaren. C’est un nom de voiture mythique. C’est emballant ! Imaginez : ça ouvre la porte à toutes les femmes qui veulent s’essayer. Je veux avant tout éprouver du plaisir, même si je conserve mon côté compétitive. »

Isabelle Tremblay veut ouvrir des nouvelles portes aux dames pilotes. Photo : Courtoise
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