Cousineau malmené

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Cousineau malmené

Parti Québécois

Écorché par les grands médias et par le candidat Vert dans Bertrand, le député sortant Claude Cousineau s’est acharné à défendre son travail dans le comté comme à l’Assemblée nationale.
«On m’accuse de n’avoir posé que deux questions à l’Assemblée nationale durant mes deux derniers mandats, mais c’est complètement faux », s’exclame Claude Cousineau, qui prétend plutôt en poser près du double par session.
«Depuis 1998, je suis membre de la commission sur l’éducation, je présente des projets de loi, j’étais sur la commission itinérante sur les pesticides de synthèse en milieu urbain, j’ai reçu 130 mémoires et entendu plus de 60 groupes. J’ai passé l’automne en commission parlementaire et en décembre seulement, j’ai posé trois questions devant 160 pays lors d’une assemblée parlementaire à Genève organisée par l’Organisation mondiale du Commerce», a lancé le député, furieux.

Il n’empêche que son chef a réfléchi une bonne dizaine de secondes avant de se porter à la défense de son candidat. Connue pour son franc-parler, la députée de Prévost, Lucie Papineau, a attendu les explications d’André Boisclair avant d’affirmer que le travail d’un député ne se résumait pas à quelques questions posées en Chambre. «Claude Cousineau fait un excellent travail de terrain, a fini par dire M. Boisclair, et je le défendrai sur toute la ligne.»

Accusé d’être en faveur des motoneigistes par les Verts, M. Cousineau a réaffirmé que le parti Québécois avait voté unanimement contre le projet de loi 9 sur les véhicules hors route, à 40 voix contre 68 pour les Libéraux. «On avait même fait une contre-proposition pour réduire le délai contre tout recours collectif à deux ans au lieu de cinq. En tant que parti, nous ne pouvons pas faire plus, estime Claude Cousineau. C’est maintenant aux gens de se réunir et de présenter un recours collectif contre la loi elle-même.»

Plus d’aires protégées

Par ailleurs, Claude Cousineau a dévoilé ses engagements en matière d’environnement lors de sa deuxième conférence de presse électorale, qui avait lieu lundi dernier au chalet Pauline-Vanier de Val-David. Après avoir rappelé qu’il était à l’origine d’une subvention de 50 000$ pour l’acquisition de terrains du parc Dufresne, Claude Cousineau a réitéré quelques promesses nationales avant d’annoncer qu’il tenterait de réunir tous les acteurs nécessaires pour protéger les lacs et les cours d’eau de la région. Selon lui, le Conseil régional en environnement (CRE) n’a pas encore réussi à rassembler tout les intervenants dans le dossier et quelques municipalités plus à l’écart «gagneraient à prendre place autour de la table.» En plus d’une campagne de sensibilisation auprès de la population, M. Cousineau veut s’assurer que les municipalités adoptent une réglementation plus sévère en ce qui a trait aux vidanges de fosses septiques, des mesures qui, pour la plupart, ont déjà été envisagées par les élus.

Après s’être engagé à devenir le «leader du jeu» pour protéger le territoire, le député sortant de Bertrand a dit vouloir créer une aire protégée avec les terres de la Couronne situées à Notre-Dame-de-la-Merci, Lanthier et Sainte-Lucie. S’il est élu pour un troisième mandat, M. Cousineau entend agrandir le parc Dufresne vers Sainte-Marguerite et protéger la cime et la base des falaises de Prévost, une solution nettement insuffisante, aux yeux des membres de la Comité régional pour la protection des falaises (CRPF).

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