COVID-19: La vaccination va bon train, mais les hôpitaux débordent

Par Simon Cordeau
COVID-19: La vaccination va bon train, mais les hôpitaux débordent

Le gouvernement Legault a fait le point sur la situation de la pandémie au Québec, durant une conférence de presse lundi.

Les policiers ont livré 740 contraventions à travers le Québec durant les deux premières nuits du couvre-feu, samedi et dimanche. M. Legault a rappelé qu’il s’agit d’une mesure grave, parce que la situation est grave. L’objectif est de protéger deux groupes de personnes : le personnel du réseau de la santé, débordé et en manque d’effectifs, et les personnes vulnérables, en particulier celles âgées de 65 ans et plus, qui représentent 80 % des patients et 95 % des décès causés par la COVID.

 

Vaccination

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé que la vaccination allait bon train. « D’ici deux semaines, au plus tard, tout le personnel des CHSLD seront vaccinés. » Plus de la moitié des résidents des CHSLD et plus de 60 000 membres du réseau de la santé sont déjà vaccinés.

Le Québec s’attend à recevoir 46 000 doses du vaccin de Pfizer et 34 000 de celui de Moderna cette semaine. M. Dubé a averti que, si le nombre de vaccinations diminue cette semaine, la réduction sera imputable à un délai dans les livraisons. Il a également répété que le gouvernement était prêt à recevoir et à administrer jusqu’à 250 000 doses par semaine.

 

Hôpitaux

Dre Lucie Opatrny, sous-ministre adjointe à la direction générale des affaires universitaires, médicales, infirmières et pharmaceutiques, était aussi présente à la conférence. Elle a donné des précisions sur l’état du système de santé au Québec.

« La situation des hôpitaux est très critique. Il y a une pression énorme, malgré les efforts et les mesures prises », a-t-elle indiqué. Si la tendance se maintient, plusieurs hôpitaux, en particulier dans la grande région de Montréal, pourraient dépasser leur capacité.

Déjà, plusieurs activités seront délestées en partie ou en totalité par les hôpitaux, comme les chirurgies semi-urgentes et non-urgentes, les dépistages du cancer du colon, les greffes de rein avec donneurs vivants (à l’exception des patients pédiatriques), ainsi que beaucoup d’interventions en médicine familiale par les cliniques externes.

Dre Opatrny a averti que les choix des activités à délester sont de plus en plus difficiles à faire, et que les impacts sur le système de santé se feront sentir pendant des mois, voire des années, en raison des listes d’attente qui s’allongent. 140 000 chirurgies sont présentement en attente au Québec.

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