Curé à la paroisse de Saint-Sauveur depuis une quinzaine d'années Ronald Labonté veillera à la distanciation sociale à l'intérieur de l'église et du presbytère.
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Le curé Ronald Labonté s’ennuie de ses paroissiens

Par Production Accès

Depuis le début de la crise sanitaire liée à la COVID-19, qui a pris tout le pays par surprise, nous avons été témoins, au cours des deux derniers mois, de la fermeture des écoles, salles de spectacles et commerces. Puisqu’il s’agit aussi de lieux de rassemblement, les églises n’ont pas échappé à l’obligation de cesser leurs activités pour une période indéterminée.

 

Le curé de la paroisse de Saint-Sauveur, Ronald Labonté, nous confie s’ennuyer de sa communauté. « On a été obligé de fermer l’église. C’est sûr que ça coupe toute la vie dans la paroisse. C’est triste. L’église est vide. On a hâte que les gens reviennent. On aurait le goût d’être avec eux, de les accueillir déclare-t-il en son nom et celui de son équipe de la pastorale ».

Devant la nécessité de reporter les mariages, baptêmes et funérailles, il affirme n’avoir jamais vu une telle situation en 52 ans de vie sacerdotale. Par conséquent, il se retrouve devant l’impossibilité de prévoir la date à laquelle les paroissiens auront à nouveau accès à l’église et aux bureaux du presbytère.

En attente d’un plan de réouverture que soumettront les évêques, il espère néanmoins la reprise des activités le plus tôt possible. « Ce n’est surement pas avant mi-juin, fin juin ou peut-être plus tard… »

Un vent de changements

De toute évidence, la paroisse de Saint-Sauveur prendra des mesures de protection lors de la réouverture. Ainsi, elle envisage de fermer un banc sur deux afin de faire respecter la distanciation. «Évidemment, il va falloir compter sur la collaboration des gens », précise le curé Ronald Labonté.

L’église ayant une capacité de 500 places, le curé et son équipe songent à ajouter une cérémonie afin de répartir les gens sur 3 messes. « Chaque fin de semaine il y a entre 600 et 700 personnes qui viennent », nous indique-t-il.

Une vitre entre le bureau d’accueil et les visiteurs sera installée. Comme le presbytère loue des locaux à des organismes tels que Soupe et Compagnie et L’Antr’Aidant, les défis de distanciation seront grands.

« Cela modifiera nos manifestations de proximité. On sera toujours à risque que cela reparte », souligne le curé.

Prendre le temps de vivre

Selon le curé Ronald Labonté, l’épreuve de la pandémie nous convie à de grandes transformations à l’intérieur de nos comportements et de notre façon d’aborder la vie. « Je pense que ça va nous rappeler de prendre le temps de vivre, que l’on n’est pas obligé de courir en tout temps ».

La population se retrouvant face à l’inconnu, il est probable qu’une onde d’inquiétude et d’incertitude demeurera présente pendant longtemps. Bien que les bureaux du presbytère soient inaccessibles pour le moment, la paroisse de Saint-Sauveur est toujours présente pour tendre la main. « Si on peut aider, les gens peuvent nous appeler. Cela va nous faire plaisir. On va répondre, on va les rappeler », assure le curé Ronald Labonté.

450 227-2423  |  www.paroisse-st-sauveur.ca

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