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L’Ombre-Elle : « Ne laissez pas la Covid-19 vous emprisonner davantage, il y a des services pour vous »

Par Production Accès

Le 23 avril dernier, on apprenait que les cinq maisons d’hébergement des Laurentides, la Maison d’Accueil le Mitan, la Maison d’Ariane, la Citad’Elle de Lachute, l’Ombre-Elle et la Passe-R-Elle des Hautes-Laurentides, s’étaient regroupées afin de mettre sur pied un hébergement alternatif, la HALTE, à présent ouvert. On s’entretient avec Chantal Hachey, intervenante à l’Ombre-Elle, afin de faire état de la réalité actuelle et de l’implantation de cette nouvelle initiative.

 

Chantal s’occupe normalement davantage du volet sensibilisation et prévention en donnant des ateliers dans les écoles. Cet aspect de son travail a bien entendu été mis sur pause en raison de la fermeture des établissements scolaires. « Mes tâches se sont restreintes à être à la maison d’hébergement, supporter les femmes et les informer de leurs droits. » Présentement, pour chaque quart de travail, il y a une intervenante sur le plancher, rôle qu’occupe Chantal Hachey, et une autre en télétravail qui s’occupe de prendre les téléphones.

Initiative pour continuer de protéger les femmes

L’Ombre-Elle a choisi de ne pas admettre de nouvelle femme en raison de la Covid-19 afin de protéger non seulement les employés, mais aussi les femmes qui sont déjà hébergées. C’est précisément pour cette raison que la HALTE a été créée.

Chantal Hachey souligne le travail colossal et rapide qui a mené à l’instauration de ce nouvel hébergement. « Les femmes, elles sont déjà isolées et avec le confinement, elles le sont encore plus. Tu te ramasses à être plus de temps avec la personnes qui ne te fais pas du bien. » À l’Ombre-Elle, au début de la crise, une augmentation des téléphones avait été remarquée. « On s’est dit que si on ne pouvait plus prendre d’autres femmes, il fallait absolument un plan b, un plan c et un plan d », d’où la création de la HALTE.

Des échos encourageants

« On a toujours le soucis que si la Covid-19 entre ici, on est dans le trouble », souligne l’intervenante. « On met à risque les femmes qui sont présentes et les employés et on risque de fermer. C’est pour cette raison que toutes les mesures et ont été mises en place. »

Chantal Hachey affirme que tout se passe bien en soulignant tout de même une certaine surcharge de travail. « C’est sûr que les femmes sont déjà dans un petit milieu communautaire et même si elles ont quelque chose en commun, elles sont toutes différentes. Donc le confinement amène d’autres défis, mais je vous dirais que ça va super bien. »

Tout de même, certaines inquiétudes habite les femmes en cette période particulière. « Je vous dirais que ce qui ressort le plus, c’est comment se réorganiser. Ici, c’est un hébergement à court et moyen terme. Le plus gros soucis c’est lorsque les femmes sont rendues à se trouver un logement et les démarches sont arrêtées parce que tout est fermé, tout est plus compliqué. » Elles sont ainsi limitées dans leurs démarches et ne peuvent pas immédiatement passer à la prochaine étape.

« Contactez-nous »

Chantal Hachey est confiante de l’efficacité des ressources mises en place présentement. Des mesures sont notamment créées afin de s’assurer que « personne ne tombe entre deux cracs. »

« Personne ne vaut l’isolement, s’il-vous-plait, contactez-nous », lance l’intervenante aux femmes. Elle ajoute : « Ne laissez pas la Covid-19 vous emprisonner davantage, il y a des services pour vous. » Elle encourage aussi les proches d’une femme aux prises avec des problématiques de violence conjugale à continuer d’être présent. « Elles sont déjà isolées, donc si on coupe les ponts avec peut-être la seule personne qui reste dans son réseau, elle devient encore plus en danger. »

« Ce que je dis toujours aux gens c’est continuez d’être là pour elles. […] Juste
de dire je t’aime, je tiens à toi et saches que je suis toujours là pour toi, ça fait la différence »
, conclut Chantal Hachey.

 

Ressources

L’accès à l’hébergement de la HALTE peut se faire en communiquant avec
SOS Violence Conjugale (1 800 363-9010) ou avec l’une des cinq maisons impliquées.

L’Ombre-Elle :  819-326-1321  |  www.lombrelle.qc.c

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