(Photo : Archives)
Les services de garde sont différents depuis lundi.
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Ouverture des services de garde

Par Production Accès

Des intervenantes inquiètes

L’ouverture des centres de petite enfance dans la région des Laurentides a soulevé beaucoup de questionnements, notamment à savoir si les CPE étaient prêts et préparés à recevoir des enfants.

 

Plusieurs problèmes préoccupent les intervenantes en centre de petite enfance (CPE) à la suite des annonces du gouvernement, soutient Annie Broekaert, présidente régionale des Laurentides de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ). Selon elle, il y a plusieurs intervenantes qui sont plus vulnérables face à la COVID-19, mais qui ne sont pas dans le guide de l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ), concernant les personnes à risque de développer des complications : « Si une personne souffre d’une maladie qui n’est pas mentionnée dans l’INSPQ, elle doit décider de fermer ses portes à ses frais parce qu’elle n’aura pas accès à la prestation canadienne d’urgence ni à rien d’autre », souligne Mme Broekaert.

De plus, plusieurs parents n’auront également pas accès au service de garde puisqu’ils ne se trouvent pas dans la liste des services essentiels. La décision de choisir quel enfant pourra être accueilli dans le CPE revient à la direction puisqu’ils peuvent seulement ouvrir à 30% de leur capacité, nous rapporte Véronique Ducharme, directrice générale du CPE Notre-Dame à Saint-Jérôme et vice-présidente de l’Association patronale nationale des CPE syndiqués de la région des Laurentides.

Manque de matériel de protection

Au moment de l’entrevue, moins d’une semaine avant l’ouverture, Annie Broekaert mentionnait un manque de matériel de protection. « Avoir permis l’ouverture sans avoir le matériel de protection, alors que la proximité est inévitable dans nos milieux, ça crée une tension énorme. Nos intervenantes ont très peur, souligne-t-elle. On s’attend à un barème énorme de révocation, surtout si les intervenantes n’ont pas l’équipement pour se protéger. » En ce qui concerne le CPE Notre-Dame, Mme Ducharme nous a affirmé que pour leur part, ils n’avaient pas attendu que le gouvernement envoie du matériel, mais s’en étaient plutôt procuré eux-mêmes, ce qui a sécurisé les intervenantes.

Une adaptation complexe

Comme c’est le cas dans plusieurs milieux de travail, les CPE devront complètement réorganiser leur manière de travailler. « On est en train de mettre en place plusieurs recommandations, mais il reste que c’est difficile (presque impossible) pour de si jeunes enfants de rester à 2 mètres de distance, déclare Annie Broekaert. Il faut tout désinfecter, mais on ne peut pas le faire en présence des enfants. Lorsqu’on doit prendre un poupon dans nos bras, il faut aller se changer après si on a eu des sécrétions sur nous. » Selon Véronique Ducharme, la réouverture des services de garde s’est fait trop rapidement : « Je trouve que c’est trop tôt parce que ça demandait une grosse organisation. Il y a des ajustements à faire et les directives changent tous les jours », déclare-t-elle. 

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