COVID dans le monde

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COVID dans le monde

Brésil

Depuis le début de la pandémie, le président brésilien Jair Bolsonaro minimise sa dangerosité. Il a souvent contredit l’avis de ses propres experts, et a même incité ses partisans à prendre d’assaut les hôpitaux, afin de prouver qu’ils étaient vides. Plus récemment, il a remis en doute l’efficacité des vaccins, disant même qu’il refuserait de se faire vacciner.

Entre temps, le Brésil est le troisième pays avec le plus de cas détectés (après les États-Unis et l’Inde), et le deuxième avec le plus de décès (après les États-Unis). Le variant brésilien s’est d’ailleurs répandu très rapidement au pays. Découvert en novembre, il représentait déjà 52 % des infections en décembre, et 85 % des infections en janvier.

Mexique

Avec plus de 180 000 décès attribuables à la COVID, le Mexique est le troisième pays le plus endeuillé dans le monde, après les États-Unis (510 000 décès) et le Brésil (245 000 décès).

Le tourisme, toutefois, s’y porte mieux. Dans le monde, il y a eu 74 % moins de touristes en 2020, alors qu’au Mexique, les touristes n’ont diminué que de 46 %. Voulant sauver l’industrie touristique de la crise, le gouvernement a adopté des mesures très souples pour les voyageurs. Pas de quarantaine à l’arrivée, pas d’amende, même pas besoin d’un test de COVID négatif. Bon voyage!

Argentine

Pour mieux palier aux impacts économiques de la pandémie, l’Argentine met en place un impôt extraordinaire sur la fortune. Les foyers dont la richesse dépasse 200 millions de pesos (environ 2,9 millions de dollars) seront imposés jusqu’à 3,5 % sur leurs avoirs en Argentine, et jusqu’à 5,25 % sur leurs avoirs à l’étranger.

Cet argent servira à financer le système de santé, les petites et moyennes entreprises, l’aide sociale, les étudiants et les foyers dans le besoin. 40,9 % des Argentins vivent sous le seuil de pauvreté.

Pérou

Aux prises avec une imposante deuxième vague, le Pérou a atteint un record d’hospitalisations que son système de santé peine à gérer. Une pénurie d’oxygène oblige les Péruviens à faire la file pour en obtenir pour leurs proches tombés malades.

Alors que la campagne de vaccination s’amorce, un scandale ébranle la classe politique du pays. La ministre des Affaires étrangères, Elizabeth Astete, a dû démissionner, après la révélation qu’elle s’était fait vacciner en secret, en janvier. La ministre de la Santé, Pilar Mazzetti, a également démissionné, parce que l’ex-président du pays, Martin Vizcarra, aurait été vacciné juste avant sa destitution par le Parlement, en octobre dernier. Des hauts fonctionnaires auraient aussi été vaccinés en secret, et une enquête publique sera lancée pour faire la lumière sur l’affaire.

Pendant ce temps, 5 millions de Péruviens sont tombés dans la pauvreté en 2020, sur une population de 33 millions, et le PIB a reculé de 12,5 %. Les impacts économiques de la crise se font particulièrement sentir dans ce pays où 70 % des emplois sont informels.

 

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