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Pays-d’en-Haut : Les noms de notre histoire

Par Simon Cordeau

Notre histoire régionale est façonnée par des milliers d’hommes et de femmes, qui ont chacun contribué à la politique, l’économie, et la vie sociale et religieuse de notre société. Dans l’ouvrage Les figures marquantes des Pays-d’en-Haut, la Société d’histoire et de généalogie des Pays-d’en-Haut (SHGPH) présente 155 noms qui ont marqué notre région.

« C’est une initiative d’une de nos bénévoles, Carmelle Huppé », explique le président de la SHGPH, Michel Cournoyer. Depuis une quarantaine d’années, l’organisme publie une revue, La Mémoire. « On y relate énormément d’histoires associées à divers personnages. L’idée est venue : ce serait bien de faire un répertoire des gens desquels on parle depuis 40 ans et qui ont marqué la région. »

Résumer l’Histoire

Une équipe de collaborateurs s’est donc formée, pour faire la recherche, écrire les 155 courtes biographies, corriger les textes, etc. « Certains personnages ne sont pas encore là. Il y en a une quarantaine qu’on va probablement ajouter dans l’édition 2024 », indique M. Cournoyer.

Déjà, on retrouve plusieurs noms marquants, dont le curé Antoine Labelle et Augustin-Norbert Morin, qui ont amorcé la colonisation du nord. Il y a des hommes d’affaires influents, dont Olivier et Stanislas-Jean-Baptiste Rolland, de la fameuse papeterie; Pierre Péladeau, qui a fondé le Pavillon des Arts de Sainte-Adèle; et Philippe Fermanian, dont le cinéma Pine est toujours opéré par ses descendants. On présente aussi des artistes d’ici, de Mariette Rousseau-Vermette à Jean-Paul Riopelle. D’autres nous apprennent l’origine des noms de notre toponymie régionale, comme Édouard Masson, Georges Filion ou le « marquis » Nicolò degli Albizzi. Aussi, qui d’Alex Foster ou de Moïse Paquette aurait inventé le remonte-pente à câble?

La vie et la contribution de chaque figure est résumée en une page. Pour certaines, le travail a été plus ardu. « Parfois, il manque d’information, ou nous n’avons pas de photo. On attendait des réponses de la famille pour compléter l’information. Certains demandent un peu plus de recherche. Et la recherche, c’est du temps », continue le président.

Pour d’autres figures, c’est l’inverse. « Il y a juste trop d’information! Alors il faut élaguer, créer un résumé. On tire les contributions les plus importantes. »

Rencontres et discussions près de chez vous

La SHGPH tiendra aussi des rencontres/discussions dans les 10 municipalités des Pays-d’en-Haut. « C’est une invitation à la population, de venir discuter davantage de leur contribution. Dans plusieurs cas, on va avoir les auteurs des textes. On fera des petites tables de rencontre », explique M. Cournoyer.

Les descendants de ces figures marquantes pourraient aussi se joindre aux rencontres. « On espère les voir. Mais ça dépend de leurs disponibilités et de leur état de santé », précise le président.

La première rencontre aura lieu le 23 février, de 10 h à 11 h 30, au Centre communautaire à la gare de Piedmont. La deuxième aura lieu le 24 février de 14 h à 15 h 30, au Centre communautaire de Sainte-Anne-des-Lacs.

Les autres évènements seront annoncés prochainement et s’étendront jusqu’en mai, assure M. Cournoyer.

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