Saule ou la voix de l’âme

Saule ou la voix de l’âme
Culture

Un arbre tend ses racines entre la Belgique et le Québec. Feutré, fragile, rustique comme le bois de sa guitare. Saule vient seul. En attendant ses Pleureurs.

La sève est montée au Francofolies de Spa, un jour que le directeur général et artistique de Coup de cœur francophone passait par là. Qui sait, Alain Chartrand cherchait peut-être à retrouver une vieille branche? Au lieu, il a trouvé un arbre de près de deux mètres, à l’écorce encore tendre. Comme il est pas dur de la feuille, son âme a tressailli.

De là, Baptiste Lallieu a traversé l’océan d’une Franco à l’autre. Il a mis la table pour Richard Desjardins, découvert la magie de Pierre Lapointe, «assis comme un môme dans l’escalier, la bouche grande ouverte», a flirté avec Cali, Jacques Higelin, Olivia Ruiz.

Pourtant, rien ne destinait ce Belge aux allures lunatiques à faire son nid dans notre langue. Habitué du punk, affublé de tous les défauts au Conservatoire de théâtre, tiens toi droit, articule. Fan de Radiohead, de Jeff Buckley, Lallieu a décidé d’habiter pleinement sa première chanson, au point d’en faire son pseudonyme.

Son instrument? Sa voix avant tout, qu’il s’amuse à tordre comme un arbre au vent, tiens. Mais si le saule se fait pleureur, il peut aussi être jaune, blanc ou noir. Ironique même. Comme l’arbre, vous apprécierez son ornement. À vous de vous tailler une place à la Maison Lachaîne le 19 au soir.

Saule et ses pleureurs

Le mercredi 19 mars, à 20 h

Maison Lachaîne

37, rue Blainville Ouest

Sainte-Thérèse

Billetterie du

Théâtre Lionel-Groulx:

450 434-4006

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