David Whissel satisfait de son gouvernement

Par Nathalie Deraspe

De passage chez Accès, le ministre du Travail et responsable des Laurentides, de Lanaudière et d’Abitibi-Témisca­mingue, David Whissel, a tenu à dresser le bilan des réalisations de son parti. L’ex-député d’Argenteuil en a profité pour nous livrer ses impressions quant à plusieurs grands dossiers et a fait état de la difficulté de gouverner à trois.

Le 18 avril constitue une date importante pour David Whissel. Ce jour-là, l’ex-député prenait la barre du ministère du Travail et se voyait incomber les responsabilités de trois régions d’envergure, en plus d’être nommé aux comités ministériels touchant la prospérité économique et le développement durable, le développement des régions et le développement social, éducatif et culturel de la province.
À première vue, cette lourde tâche ne semble pas incommoder outre mesure ce Libéral de longue date (celui-ci était organisateur en chef des élections pour le Parti libéral fédéral dans Argenteuil-Papineau il y a 20 ans). Qui plus est, David Whissel croit plus que jamais que Jean Charest est l’homme de la situation. «En 2003, on se faisait reprocher de ne pas assez consulter la population, confie le ministre. Là, on dit le contraire. Mais en fait, précise David Whissel, on a renforcé nos processus de décision. En 2007, on a prouvé qu’on était capables de bien gouverner. Il n’y a pas eu de scandale financier, on a baissé les impôts des particuliers d’un milliard de dollars et on a créé un budget qui favorisait la santé et l’éducation, les deux priorités de la population.»

Selon lui, le gouvernement en place a réussi à imposer ses priorités devant le PQ et l’ADQ, qu’il considère comme le parti «d’un seul homme». À ce propos, David Whissel confie qu’il n’est pas simple de gouverner à trois joueurs. «Avec le PQ, on est habitués, on trouve des compromis, confie le ministre. Mais Mario Dumont restera toujours opportuniste, c’est un trait de caractère.»

Des gains et des pertes

Si David Whissel se montre heureux des réalisations de son gouvernement (hausse du salaire minimum à 8,50$ en mai prochain, augmentation du financement en santé pour la région, coups de pouce aux CLD et CRÉ, signature du pacte rural, etc), celui-ci se montre peu loquace quant à l’avenir de l’industrie forestière. «Il y a des secteurs qu’on est condamnés à perdre rapidement», confesse-t-il. Tout en demeurant prudent, le ministre du Travail demeure confiant quant à l’avenir de l’économie québécoise.

Force est de constater que David Whissel préfère pour l’instant souligner le bilan des réalisations de son gouvernement plutôt que de s’attarder sur les conséquences néfastes d’une éventuelle récession aux États-Unis. Quant à la possibilité d’élections dans les mois à venir, celui-ci laisse échapper : «Nous, on n’en veut pas. Mais c’est aux partis d’opposition de décider…»

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