Des délais qui incommodent

Par Simon Cordeau
Des délais qui incommodent
Le chemin Douglas-Cook, dans le domaine Shanti à Saint-Sauveur, devrait être terminé et asphalté d’ici la fin de l’été. (Photo : Nordy)

Depuis quelques années, les chantiers de construction se multiplient alors que le marché immobilier est en pleine effervescence. À Saint-Sauveur, des retards dans les travaux mettent à l’épreuve la patience de certains citoyens.

Au bout du chemin du Lac-Millette, entre les lacs Victor et Cupidon, se trouve le domaine Shanti : un projet du promoteur Michel Perras. Les travaux ont commencé en 2018, et les premiers résidents ont emménagé en 2019. Mais au printemps 2021, la rue pour y accéder, le chemin Douglas-Cook, n’est pas encore terminée, et plusieurs dans le voisinage sont frustrés par les délais.

Jean Beaulieu, directeur général de la Ville de Saint-Sauveur, reçoit souvent ce genre de plainte. Il admet que cette situation peut causer des inconvénients pour les résidents, mais affirme que ces délais sont normaux.

Lorsqu’une nouvelle rue est tracée, dans le cadre d’un projet de développement par exemple, celle-ci doit être conforme aux normes de la municipalité, qui l’inspectera et demandera des correctifs au besoin. « Il y a une acceptation provisoire. Par la suite, on attend avant de faire l’asphalte, souvent un an après la fin des travaux. On veut laisser passer un cycle de gel-dégel, au cas où il y aurait une malfaçon (défaut) dans la construction de la rue », explique M. Beaulieu.

Il est aussi possible que le promoteur retarde la finition de la rue, avec l’accord de la Ville. S’il y a encore beaucoup de travaux et que de la machinerie passe régulièrement, il préférera attendre plutôt qu’endommager l’asphalte neuve.

Chemin Douglas-Cook

Dans le cas du domaine Shanti, le chemin Douglas-Cook est déjà conforme. Il reste quelques travaux à faire, qui devraient être complétés début juillet, puis l’asphaltage pourra être fait dans les semaines suivantes, nous assure le promoteur Michel Perras en entrevue téléphonique. Ainsi, la rue devrait être complétée d’ici la fin août, puis cédée à la Ville.

« Ç’aurait dû être complété l’année passée, admet M. Perras. Une partie du retard est due à la pandémie, mais ce n’est pas la raison principale. » C’est que, durant les travaux, la terre et les roches ont été amassées au bout du chemin. Maintenant, il faut les enlever avant de pouvoir paver, et M. Perras avoue avoir eu de la difficulté à trouver un endroit où envoyer ces matières encombrantes.

Mais le problème est en voie de se régler, et M. Perras souhaite conclure les travaux rapidement.

« Mon intention, c’est de fermer le dossier au plus vite, et que tout le monde soit heureux. »

Le saviez-vous?

La municipalité peut délivrer des permis de construction, même si la rue menant à la propriété n’est pas terminée. Dans ces circonstances, la municipalité exigera une garantie financière du promoteur, qui peut prendre la forme d’un montant en argent comptant, d’une somme gelée à la banque ou d’une assurance. Si le promoteur déclare faillite, si la rue construite n’est pas conforme, ou si les délais sont trop longs, cette garantie assure la municipalité que la rue pourra être terminée. « C’est pour protéger le citoyen auquel on émet un permis », explique M. Beaulieu.

Cela permet aussi au promoteur de vendre ses terrains, et aux nouveaux propriétaires de débuter leur construction, même si le reste du projet n’est pas terminé.

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