Dominic Asselin se sent d’attaque pour reconquérir la mairie

Par Nathalie Deraspe

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«La cloche a sonné le 1er janvier 2009, lance l’ex-maire. C’est une année électorale…»

Gestionnaire immobilier de métier (ou bizouneux pour les amis, s’amuse-t-il à dire), Dominic Asselin est littéralement disparu de la scène municipale quand il a terminé son mandat il y a quatre ans. «Je n’ai pas démissionné, répond-il à ceux et celles qui affirment haut et fort qu’il a délaissé le navire en pleine tempête. J’ai laissé ma place. Les gens étaient en train de détruire ce que je m’efforçais à mettre en place. C’était des années intenses, avec des coups de couteaux dans le dos. J’avais beau être en faveur du parc Dufresne, j’étais contre les moyens qu’on voulait utiliser: l’expropriation. Quand tu te retrouves dans une équipe où 4 conseillers sur 7 votent contre toi, t’es mieux de te retirer.»

Cela n’a pas empêché les gens favorables à son discours de continuer à l’aborder sur des questions municipales. Au fur et à mesure que la date des élections approchait, ses anciens commettants l’incitaient à effectuer un retour en politique. «J’ai fait une tournée personnelle et je me suis laissé prendre à mon propre jeu», confie Dominic Asselin.

Une campagne propre

Le candidat à la mairie précise qu’il n’a pas l’intention de faire campagne contre l’administration en place, mais tenter de convaincre l’électorat du bien-fondé de ses idées. «J’aimerais ça voir des logements pour les personnes âgées et les familles à faible revenu. Je voudrais doubler le réseau de pistes cyclables, faire un bon ménage dans les sentiers de randonnée pédestre, améliorer la cueillette des déchets, refaire les routes. Mais avant, il faut rétablir le niveau de pouvoir au bon endroit. Il ne faut pas faire entrer les lobbies à l’hôtel de ville.»

Bref, le candidat à la mairie à décidé de délaisser son engagement communautaire pour embrasser une cause plus large. «Je me suis toujours impliqué dans le mouvement communautaire. Me lever à 6h pour aller faire du bénévolat, ça ne me fait pas peur. Je suis du genre : sauvons la planète. Je suis membre d’à peu près tous les groupes possibles. Mais je ne peux pas descendre à Montréal une fois par semaine pour assister à des réunions. C’est dans ma cour que je peux être efficace. Poser ma brique dans mon village.»

Confiant de l’emporter

Dominic Asselin ajoute que son programme se précisera au fur et à mesure qu’il rencontrera la population. Cela sera possible à compter du 15 septembre, alors qu’il logera dans un petit local du carrefour situé au cœur de la municipalité.

S’il est élu, il promet d’abolir les districts électoraux dès la première assemblée municipale. Il entend également faire le ménage au niveau administratif. «Quand j’étais en poste, le budget de la ville était de 4 M$. Il est passé à 6 M$ en 4 ans, mais on n’a pas plus de services. Où est cet argent-là?»

La desserte policière intéresse également le prétendant à la mairie. «Peut-être que Sainte-Adèle aimerait partager sa police avec Val-Morin et Val-David, suggère-t-il. Quand je vois des policiers donner des contraventions à des travailleurs à 8h le matin pendant que des dépanneurs se font dévaliser le soir, ça me fâche un peu.»

Et la sablière? «Y’en avait plus de sable quand j’étais là. Ce qui restait, il n’avait pas le droit de le prendre. Alors je me demande bien ce qui se passe…»

Quand à une éventuelle fusion Val-Morin / Val-David, Dominic Asselin affirme qu’il a passé des heures et des heures à plancher sur le dossier. «Tant mieux s’ils sont prêts à travailler avec nous aujourd’hui. Mais je vais commencer à faire le ménage dans ma cour. Parce que ce que je vois ne me plaît pas du tout.»

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