Dossiers femmes

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À chacune son fond et sa forme

Que ce soit seule ou en groupe, pour relever un défi ou simplement se mettre en forme, la course à pied, comme tout entraînement, demande une motivation, une raison d’être. Le déclencheur appartient à chacune, et la persévérance, motivée par différents besoins, chacune y allant de ce qu’elle recherche pour elle-même.

Jacqueline Gareau, la soixantaine et vivant à Sainte-Adèle, a été nommée marathonienne du XXe siècle. Elle a commencé à courir à 21 ans pour arrêter de fumer. Sa motivation première l’emmène, 40 ans plus tard, à une vie sportive dans laquelle elle se sent totalement comblée. « Après tout ce temps, je ressens toujours le même plaisir à courir.  C’est ma religion. Ça m’a toujours fait sentir plus forte,

en contrôle, équilibrée dans ma vie. Courir permet de se mettre en forme rapidement. Ça déploie la persévérance, la confiance, la volonté. C’est enivrant tant ça procure bonne humeur et bien-être. Je ne suis pas étonnée de voir qu’il y a de plus en plus de coureuses. La contagion permettra au sport de devenir un mode de vie dans notre société.»

 

Joyce Beaudoin, la cinquantaine, a commencé à courir il y a environ huit ans. Elle court en groupe, trouvant stimulante la présence de ses pairs. Son défi : participer au prochain demi-Ironman de Tremblant au  mois de juin. Présentement dans le Sud,  elle s’entraîne avec quelques compatriotes, ce qu’elle trouve plus facile à faire que dans les Laurentides où la pratique est plus ardue l’hiver. 1.9 km de natation, 90 km de vélo, 21 km de course, voilà ce qui l’attend au tournant de son prochain dépassement de soi. «Le soutien de la famille est important, tout comme celui des gens avec qui l’on court. C’est stimulant et inspirant. On s’encourage, on se motive. Je cours pour ma santé, pour ma forme physique et mentale avant tout. Je n’ai aucune barrière par rapport à mon âge. Ça c’est dans la tête», me confiera-t-elle par Skype.

 

Joanne Bonneau, la soixantaine a trouvé sa motivation alors que sa sœur qui pratiquait la course, décédait d’un cancer il y a quatre ans. Pas sportive pour deux sous, mais afin d’honorer la mémoire de la défunte bien-aimée, elle décide de se mettre à la marche active, pour tranquillement se mettre à courir en alternant les deux au besoin. Le jour où elle a senti son deuxième souffle, elle a compris qu’elle venait de franchir une étape. Elle ressentait les bienfaits de l’exercice et surtout le plaisir. «L’envie de courir, c’est d’abord dans la tête. Si tu as la volonté, tu y arriveras, m’explique-t-elle. C’est une promesse qu’on se fait à soi dans le fond. Moi je sens que la course contribue à mon mieux-être. C’est sûr que ça ne vient pas tout de suite. Il faut se donner le temps de s’y apprivoiser, y aller à son rythme.» Courant en solitaire, à l’aube, elle se motive elle-même et ne ressent pas du tout le besoin de se joindre à un groupe. Au contraire. Elle préfère cet état méditatif et silencieux que la solitude lui procure.

 

Anne-Marie Colizza, la quarantaine, se sent plus sportive que jamais. Elle fait de la course à pied depuis environ quatre ans. Maintenant que son fils a 17 ans, elle est plus disponible pour faire des activités pour elle-même. Ce qui la maintient dans l’action, c’est l’équilibre que le sport lui procure, en même temps que le côté social qui la stimule. « Courir en groupe, c’est mon club social, m’avouera-t-elle. Que ce soit le golf, le ski, le vélo, on a tellement un terrain de jeu idéal ici! Quand on est plusieurs, on ne se pose pas de question à savoir si on se lève ou non. On y va, point. À l’intérieur du groupe, on a de bons coachs, des coureurs et coureuses aguerri-e-s qui nous guident bien, nous inspirent, nous motivent. Après l’entraînement on va bruncher ensemble. Ça fait une sortie que j’apprécie.»

 

Janie Ducharme, la trentaine, maman de jeunes enfants, s’évade dans la course pour se retrouver, entre la fin de la journée de travail et le retour à la maison. « Je me sens une meilleure mère ainsi. Je me dégage de ma vie professionnelle et me rends dispose à ma vie de maman en m’accordant ce moment pour moi qui me fait du bien. 30 minutes, 5 km et le tour est joué »

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