Malgré un ralentissement par rapport aux sommets pandémiques, le marché immobilier récréatif autour de Saint-Sauveur et de Piedmont est demeuré dynamique en 2025, porté par une demande soutenue et un inventaire limité.
Selon les données présentées lors de la conférence Fenêtre sur le marché immobilier de l’APCIQ, le secteur des Laurentides continue d’évoluer dans un contexte de pénurie d’inventaires. Le nombre d’inscriptions en vigueur demeure historiquement bas, ce qui maintient une pression à la hausse sur les prix, même si la demande s’est modérée par rapport aux années 2021 et 2022.
Les perspectives pour 2026 indiquent une stabilisation progressive du marché, tout en conservant des conditions favorables aux vendeurs. Une hausse modérée du nombre de transactions est anticipée, notamment en lien avec une baisse graduelle des taux d’intérêt.
Un contexte de consommation plus local
Le rapport 2025 de Royal LePage sur les marchés immobiliers récréatifs au Canada met également en lumière l’impact de certains comportements de consommation observés au cours de la dernière année. L’entreprise note que plusieurs ménages ont privilégié des destinations canadiennes pour leurs séjours, contribuant à soutenir la demande pour les propriétés récréatives situées au pays.
Royal LePage évoque un mouvement de type « achetez canadien », sans établir de lien direct avec un boycottage formel des États-Unis, mais en soulignant que ce recentrage des habitudes de voyage a bénéficié aux régions touristiques bien établies. Les marchés offrant une accessibilité rapide depuis les grands centres, une offre d’activités quatre saisons et une identité touristique forte, comme dans les Laurentides, figurent parmi ceux qui en ont tiré profit.
Saint-Sauveur et Piedmont, des secteurs prisés
Les secteurs de Saint-Sauveur et de Piedmont demeurent parmi les plus recherchés du marché récréatif québécois, en raison de leur proximité avec Montréal, de l’accès aux infrastructures de ski et de plein air, ainsi que de la vitalité de leur noyau villageois.
Un intervenant du milieu immobilier souligne que l’attractivité touristique a un effet direct sur la valeur des propriétés. « Si le village est en demande, ça crée une pression à la hausse sur les valeurs. À l’inverse, une baisse d’activité touristique peut avoir un impact à long terme sur le marché immobilier », affirme-t-il.
Cette relation étroite entre dynamisme touristique et valeur foncière est également reconnue du côté municipal. « Les touristes viennent dépenser chez nous, ce qui permet de soutenir les commerces et les services de proximité », explique le maire de Saint-Sauveur. « Sans cette fréquentation, l’offre commerciale serait nécessairement plus limitée. »
Accès à la propriété et lecture urbanistique
Dans une réponse écrite, le Service de l’urbanisme de la Ville de Saint-Sauveur indique analyser l’évolution du marché immobilier à partir de plusieurs indicateurs, dont les permis de construction, la typologie des bâtiments autorisés et la capacité des infrastructures municipales. Le Service précise toutefois ne pas disposer de données détaillées permettant de distinguer précisément les résidences principales des résidences secondaires.
La Ville reconnaît par ailleurs que la hausse des valeurs foncières peut influencer l’accessibilité à la propriété pour une partie de la population. Cette pression s’inscrit dans un contexte de rareté des terrains disponibles et de coûts de construction élevés, des enjeux également relevés dans le rapport de Royal LePage.
Une planification sous contrainte
Le Service de l’urbanisme rappelle que le développement résidentiel est encadré par des contraintes environnementales et infrastructurelles importantes. Au cours des dernières années, la Ville a notamment limité l’ouverture de nouvelles rues à l’extérieur du périmètre d’urbanisation, augmenté les superficies minimales requises pour le lotissement et resserré les normes encadrant le déboisement.
Des ajustements réglementaires sont envisagés au cours de la prochaine année, de même qu’une réflexion sur la planification du secteur central, afin de concilier croissance immobilière, protection des milieux naturels et qualité de vie.
Perspectives à court et moyen terme
Pour les prochaines années, les experts anticipent une croissance plus modérée des prix. Dans les Laurentides, la valeur des propriétés récréatives devrait continuer d’augmenter, mais à un rythme plus stable, en fonction notamment de l’évolution des taux d’intérêt, des habitudes de télétravail et des politiques touchant les résidences secondaires.
Dans l’ensemble, le marché immobilier récréatif autour du Mont Saint-Sauveur aborde la prochaine année avec des bases solides, tout en devant composer avec des enjeux d’équilibre entre vitalité touristique, accessibilité résidentielle et planification du territoire.
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