EDITION DU MERCREDI – Guillaume Lemay-Thivierge préside!

Par Nathalie Deraspe

Programmation laurentienne des JQSI

«Pas besoin d’aller au front pour s’impliquer»

Mardi, Solidarité Laurentides Amérique latine (SLAM), en collaboration avec Développement et Paix et plusieurs partenaires de longue date, a dévoilé la programmation laurentienne de la 6e édition des Journées québécoises de solidarité internationale (JQSI) et présenté leur président d’honneur, Guillaume Lemay-Thivierge.

Pour l’acteur, il est grand temps que la population prenne conscience du rôle que joue le Canada à l’extérieur du pays. «La pire des choses serait de s’asseoir sur nos lauriers et de se dire que c’est loin ce qui arrive, dit Guillaume Lemay-Thivierge. C’est vrai qu’on a beaucoup de problèmes à régler ici, mais on ne peut pas laisser des compagnies canadiennes bafouer les droits des communautés de pays en développement et saccager leur environnement. Pas besoin d’aller au front pour s’impliquer, quand vient le temps de signer une pétition, il faut laisser parler notre conscience et agir.»

Droits humains et environnement

Cette année, les JQSI entendent s’attaquer à l’exploitation des mines et des forêts. Dans la région, le SLAM veut dénoncer les ravages que font les industries minières dans les pays en voie de développement. Des centaines de cartes postales seront distribuées afin d’exiger du Canada une surveillance accrue des exploitants miniers par l’instauration d’un poste d’ombusdman qui recenserait et évaluerait les plaintes des communautés touchées dans le but de corriger le tir et d’apporter les correctifs nécessaires pour que les compagnies adoptent à l’extérieur du pays une attitude éthique semblable à celle exigée ici même. «Exploitez sans exploiter», lance Amnistie internationale.
«Le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l’OCDE incitent les gouvernements des pays du sud à accueillir les compagnies minières afin d’accéder à des devises étrangères. Mais dans les faits, on profite de la pauvreté de ces États pour surexploiter des communautés sans mesurer les impacts réels sur les populations locales ou l’environnement et on fait peu de cas de la santé et de la sécurité des travailleurs», explique Marcel Gosselin du SLAM. Celui-ci a rappelé que le Canada exploite 60% des mines dans le monde et que ce sont des conseillers canadiens qui oeuvrent sur le reste des exploitations. Dans les pays scandinaves, des législations strictes assurent le contrôle des activités des compagnies minières à l’étranger, a-t-il soutenu. Le Canada a une responsabilité sociale à cet égard.

Dans la région, les activités seront concentrées au cégep de Saint-Jérôme et tiendront principalement en une seule journée, soit le 13 novembre. En plus de la foire des organismes communautaires, un événement qui avait attiré pas moins de 500 personnes l’an dernier, le calendrier prévoit la création d’une mosaïque géante via le festival régional pour jeunes solidaires et une conférence portant sur un conflit minier au Pérou.

Rappelons que les JQSI ont vu le jour il y a 11 ans, à l’initiative de l’Association québécoise des organismes en coopération internationale (AQOCI, qui regroupe une soixantaine d’organismes dans la province. Toutes les régions du Québec se réuniront à la Biosphère de Montréal le 18 novembre pour réaliser le montage final de la mosaïque, en compagnie de l’auteur-compositeur-interprète, Tomàs Jensen.

Bas de vignette :

Les partenaires d’office du SLAM ont tenu à être présents pour le dévoilement de la 6e édition des JQSI, en compagnie de Guillaume Lemay-Thivierge, président d’honneur.

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