Éliminer la violence envers les femmes

Par Journal Accès

Par RFL, collaboration spéciale – Comme tous les ans, le Réseau des femmes des Laurentides (RFL) joint sa voix aux initiatives des groupes de femmes de la région afin de dénoncer l’omniprésence de la violence faite aux femmes et les formes multiples sous lesquelles elle se manifeste. Du 25 novembre au 6 décembre prochains, à l’occasion de la Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, plusieurs activités sont organisées par nos groupes membres afin de sensibiliser la population au phénomène de la violence et de faire connaître les services de proximité.

 

La Campagne de cette année se déroule sous le thème «Les femmes sont encore victimes de violence parce qu’elles sont des femmes. Nier les INÉGALITÉS met les femmes en danger». Malheureusement encore, nous pouvons constater qu’il y a des reculs au niveau de la reconnaissance de la spécificité de la violence envers les femmes et des tentatives de nier qu’elle est à la fois une conséquence des inégalités vécues par les femmes et un obstacle à l’égalité pour toutes. «La violence faite aux femmes a des répercussions désastreuses dans une communauté, tant auprès des enfants, de la famille et de l’entourage que sur l’ensemble de la région, y compris son développement socio-économique. La violence conjugale détruit des vies et on a tendance à sous-estimer cette triste réalité», dénonce Vicky Langlais, coordonnatrice du RFL.

 

De tristes statistiques

Rappelons quelques statistiques éloquentes en regard à la violence faite aux femmes dans la région des Laurentides: en 2006, selon les données diffusées par le ministère de la Sécurité publique du Québec,  1047 femmes et 241 hommes ont indiqué avoir été victimes de violence conjugale dans les Laurentides soit un taux de victimisation régional de 465,0 femmes et de 108,1 hommes pour 100 000 habitants (contre 437,7 femmes et 88,8 hommes pour

100 000 au Québec).

 

Ces taux régionaux se situent au-dessus de ceux rapportés pour le Québec (437,7 femmes et 88,8 hommes pour 100 000).

 

Les voies de fait sont la catégorie d’infractions la plus souvent commise envers les femmes: 278,9 victimes de voies de fait pour 100 000 femmes et 79,0 pour 100 000 hommes (284,8 et 62,9 pour 100 000 au Québec).

 

Les agressions à caractère sexuel envers les femmes de moins de 18 ans sont encore nombreuses: 325,8 victimes d’agression sexuelle pour 100 000 filles, ce qui est légèrement inférieur à celui du Québec (336,4 victimes pour 100 000 filles) alors que celui des jeunes garçons (108,2 pour 100 000) est plus élevé qu’au Québec (81,4 pour 100 000).

 

Violence conjugale:

encore trop de femmes en

sont victimes dans la région

La violence conjugale est une prise de contrôle et non une perte de contrôle. Elle se reconnaît à sa constance et à l’une de ses cinq formes: verbale, psychologique, physique, sexuelle et économique. Le cycle de la violence conjugale passe par la tension, l’agression, la réconciliation et la justification… puis recommence. «La femme piégée dans ce cycle a un sérieux besoin d’aide pour s’en sortir, parce que quitter un conjoint violent, ce n’est pas si simple! Lorsqu’on décide de rompre, les menaces, la violence et le chantage s’intensifient. Sa sécurité, et celle de ses enfants, devra faire partie du scénario», expliquent les intervenantes de la maison d’hébergement L’Ombre-Elle, située à Sainte-Agathe-des-Monts. «Elle aura besoin d’écoute, d’être crue et soutenue. Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale sont des ressources déterminantes pour ces femmes», ajoutent les intervenantes de la Maison d’Ariane, qui offre le même service à Saint-Jérôme cette fois.

 

Dispute de couple

ou violence conjugale?

Pour démystifier ces situations très différentes, le RFL invite celles et ceux qui en sont témoins à comprendre le cycle de la violence et à déconstruire les mythes qui l’entourent en visitant le site  www.violenceconjugale.gouv.qc.ca

 

Pour connaître les organismes venant en aide aux femmes victimes de violence, on peut visiter le www.femmeslaurentides.org sous la section Membres.

 

Pour une urgence, il est possible de

contacter S.O.S.

Violence conjugale: 1 800 363-9010 

www.sosviolenceconjugale.ca

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