Emploi: le temps partiel a la cote

Par Nathalie Deraspe

Le Québec semble mieux se tirer d’affaire en matière d’emploi que le reste du Canada. Les Laurentides suivent la tendance, mais on y offre surtout des boulots à temps partiel.

Les données d’août qui proviennent d’un échantillon prélevé à l’échelle de la province confirment la situation. De janvier à juin, le nombre d’emplois offerts dans les Laurentides a augmenté de 4,3% par rapport à 2009. Mais il s’agit principalement d’emplois à temps partiel (moins de 30 heures/semaine), précise Robert Gareau, d’Emploi Québec. Il est donc trop tôt pour se réjouir. Car comme l’explique l’économiste, ces données cachent certains bémols.

Le taux de chômage avoisine celui de l’année dernière pour s’établir à 8,1%. Les 6 premiers mois de 2010 annoncent même une légère diminution des personnes en emploi. Robert Gareau note également que le secteur de la fabrication perd à nouveau de son tonus dans la région. Plusieurs des emplois créés sont en fait des postes à temps plein qui ont été reconvertis à temps partiel. Il se peut qu’on assiste davantage à une migration de l’emploi qu’à de la création proprement dite, prévient Robert Gareau.

Un secteur à l’abri

Le secteur le plus à l’abri du chômage demeure celui des services professionnels, scientifiques et techniques (avocats, ingénieurs, comptables, etc). C’est là où on note la plus importante croissance au cours des dernières années. Le secteur de la santé se trouve également épargné des facteurs économiques. Le commerce du gros et du détail emploie quant à lui une personne sur cinq. Emploi Québec ne possède aucune donnée par rapport à la rémunération offerte pour les emplois récemment créés.

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