En passant par Stanstead

Par Yves Guezou

Il est dans la vie de ces rencontres qui peuvent vous faire voir la réalité différemment, il arrive que l’on rencontre une personne qui par sa présence et son discours vous fasse emprunter un chemin imprévu, vous allume sur une façon autre de percevoir l’existence. J’ai rencontré dernièrement un gars de ce genre et si j’en parle dans ma chronique gastronomique, c’est parce qu’il est représentant pour les Lapins de Stanstead.

C’est mon rédac’chef qui m’a un jour donné la carte d’affaires de David Guérin. Celui-ci voulait me rencontrer suite à la lecture de certaines de mes chroniques. J’ai donc pris contact sans trop savoir comment je pourrais faire entrer des lapins dans le cadre de mes articles. Nous nous sommes rencontrés chez moi, on s’est assis, on a mangé du lapin, je devrais dire savourer, se délecter, fondre et on a jasé, surtout lui d’ailleurs. Il m’a raconté son histoire, sa rencontre avec les Lapins de Stanstead et tout en le faisant, il est venu me chercher profond, me brasser les émotions. David avait une bonne situation dans une compagnie connue, sa vie roulait bien mais il sentait qu’autre chose l’attendait, que sa destinée était ailleurs. Il en est venu à rencontrer le propriétaire de cet élevage de lapins à Stanstead et en goûtant aux divers produits proposés «J’ai su que je revivais la sensation de goûter le lapin de l’élevage familial quand j’étais dans le ventre de ma mère, m’annonce-t’il. C’est à ce moment que j’ai changé ma vie pour vendre ce produit dans les Laurentides!» Sur le moment j’ai pensé que j’avais peut-être à faire à un fou et quand il a ajouté: «J’y ai vu un signe du destin quand j’ai su que le propriétaire et moi avions la même date de fête!», là j’ai su que j’avais SÛREMENT affaire à un fou!
Élevage en musique

Les Lapins de Stanstead, c’est l’œuvre de Ghislain Boisclair qui a démarré son élevage il y a un an et demi. Ses animaux grandissent et grossissent au son d’une musique douce, pour ne pas stresser la viande. Point de vue reproduction, chaque mâle a le devoir de contenter dix femelles mais on connaît la réputation des lapins… Ghislain fait de ses bêtes des saucisses, des rillettes, des terrines, de la mousse de foie, des cubes à fondue, du cuisseau confit et si quelqu’un doit inventer le foie gras de lapin, ce sera certainement lui! Il vend sa production dans sa région et David se charge de le représenter dans les restaurants et les épiceries d’ici.

Lors de cette entrevue avec David, j’ai rencontré un homme qui me parlait de goût, de terroir, de retour aux produits naturels et sains. J’ai surtout rencontré un homme qui me parlait avec émotion, avec au cœur la certitude que son produit allait changer la donne dans la vie des gens. Il en est persuadé et je le vois comme une croisade que ce chevalier entreprend, décidé à changer les habitudes alimentaires des québécois. Vous savez quoi? Je suis sûr qu’il va y réussir. David m’a ému parce qu’il a comme moi l’amour de la «bonne bouffe». David m’a passionné, parce que sa partie n’est pas gagnée mais il y croit dur comme fer. David m’a intéressé parce que paraît-il, le lapin c’est un peu aphrodisiaque…

Les Lapins de Stanstead

David Guérin représentant

819-322-6915

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