En première au Cinéma Pine de Sainte-Adèle

Par Nathalie Deraspe

Enfanté dans la douleur, maudit des critiques en France, L’Âge des ténèbres entre en salle ce week-end. L’avant-première a eu lieu dimanche, au cinéma Pine de Sainte-Adèle. Marc Labrèche, Macha Grenon, Didier Lucien et Jean-René Ouellet, nous ont livré leurs impressions.

Pour ces comédiens venus représenter le film, les 50 jours de tournage de L’Âge des ténèbres semblent avoir été une véritable partie de plaisir. «Tout le monde était heureux de tourner avec Denys Arcand, de dire Jean-René Ouellet. Des gens auraient payé même pour être à notre place.» Personne n’a donc frissonné à l’idée de devoir performer dans une œuvre d’un auteur maintes fois récompensé. «C’est parfois plus insécurisant de travailler avec des jeunes, a souligné Marc Labrèche, qui par son jeu, s’est élevé avec brillance au-delà de ces «ténèbres». C’était une joie immense de tourner avec Denys. Le travail était dur mais presque facile à la fois.»

Didier Lucien a laissé longtemps traîner le scé­nario sur la table, a-t-il confié. «J’ai dit oui bien avant de le lire! Et en le lisant, j’entendais sa voix. Son texte est clair, il sait exactement où il va.» «Un scénario, c’est une route, enchaîne Macha Grenon. Il y a quand même de l’improvisation à chaque moment. Et ça prend un père pour nous guider dans nos émotions.»

Une dent contre Arcand?

Les comédiens ont profité de cette tribune médiatique pour éclaircir quelques faits quant au film proprement dit et tout ce qu’on a pu en dire.

S’il est vrai que la critique est demeurée stoïque (c’est généralement le cas à Cannes), le public lui a réservé une ovation. La presse britannique se serait elle aussi montrée bienveillante à l’égard du film. Finalement, l’accueil aura été beaucoup moins lugubre en Europe qu’on a bien voulu l’annoncer.

Pour Marc Labrèche, L’Âge des ténèbres est une fable. Moins un constat qu’un avertissement. L’histoire de plusieurs solitudes. Tracée à grands traits rouges, dirions-nous. Et Arcand a beau arguer que ce n’est pas un film à message, il signe ici une épitaphe dédiée à une société en chute libre.

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