Encore du brouhaha au CSSS des Pays-d’en-Haut

Par Nathalie Deraspe

» La directrice générale du CSSS précise que l’ex-président n’est plus autorisé à parler aux journalistes.

La directrice générale du Centre de santé et de services sociaux des Pays-d’en-Haut ne semblait pas si bien dire quand elle évoquait l’éventuelle difficulté à faire siéger d’un coup 16 nouveaux membres sur le conseil d’administration de l’organisme sur un total de 18.

Cinq mois après cette déclaration, Jacqueline Gagnon en rajoute: «On l’avait dit que ça n’avait pas d’allure que tout le monde soit en élection en même temps, a-t-elle déclaré en entrevue téléphonique. Il aurait fallu élire le tiers des membres par année. On avait seize personnes qui n’avaient jamais siégé sur un conseil d’administration de CSSS. C’est gros le réseau de la santé, il y a beaucoup de partenaires dans la communauté et la Loi sur la santé fait deux pouces d’épais.»

Après la remise en question de l’élection de Catherine Landry-Larue, du Garde-manger des Pays-d’en-Haut, le branle-bas de combat autour de l’avenir du Manoir de la Pointe-Bleue, voilà que l’on apprenait la démission surprise du président du CA, Michel Dupuis. Malgré le fait que l’Agence de santé et des services sociaux n’ait pas encore reçu de résolution à cet effet, il semblerait que le CA lui ait déjà trouvé un remplaçant. Élue le 31 mai dernier à la suite d’un conseil spécial, Louise Caron-Gareau agissait jusque-là à titre de première vice-présidente du conseil d’administration. Dans le communiqué émis suite le 5 juin dernier, on peut lire que l’ex-présidente de la Fondation Surdité et Communication espère «créer un climat harmonieux au sein du conseil et établir une relation de confiance avec l’équipe de direction en place», avant de trouver un successeur à Jacqueline Gagnon, dont le départ est prévu pour la fin juin.

Motus et bouche cousue

Impossible pour l’instant de connaître les raisons qui ont poussé M. Dupuis à donner sa démission. La directrice générale du CSSS précise que l’ex-président n’est plus autorisé à parler aux journalistes. Sa remplaçante, quant à elle, aurait délibérément choisi de se taire et d’attendre «au moins un conseil» avant de leur adresser la parole. «Il faut bien qu’elle joue un peu son rôle avant, explique Jacqueline Gagnon. Elle veut se sentir à l’aise et il faut lui dire comment réagir face à eux.»

Si la démission de Michel Dupuis est du domaine public, il semble que les circonstances entourant sa décision demeureront privées. «Ça va être notre défi de créer une stabilité», avait lancé Mme Gagnon en octobre dernier. La directrice générale du CSSS était sans doute loin de se douter que la fin de son mandat allait être ponctué de soubresauts.

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