Enfants cherchent familles d’accueil

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Par Thomas Gallenne
Enfants cherchent familles d’accueil

Un besoin grandissant dans les Laurentides

Devenir famille d’accueil pour des jeunes placés par ordonnance d’un juge, ce n’est pas donné à tout le monde. Et le mythe qui veut que certaines familles fassent cela pour l’argent ne tient pas, tant la passion, le dévouement et l’amour pour tenir ce rôle sont essentiels. Car au fond, c’est de beaucoup d’amour et de temps qu’ont besoins les enfants.

Dans le cadre de la Semaine des familles d’accueil qui se déroule du 19 au 26 octobre, le Centre jeunesse des Laurentides tient a souligner l’apport exceptionnel des femmes et des hommes de la région des Laurentides qui s’engagent aupre s des enfants en besoin de protection en leur offrant un milieu de vie familial stable, sécuritaire et propice a leur développement.

 

Ils s’appellent Brandon, Alexandre et Juliette*…

Ils s’appellent Brandon, Alexandre et Juliette…. Leur nom est fictif mais leur histoire bien réelle.

Brandon a tout juste un an. Sa mère vit avec un conjoint violent, avec lequel elle choisit tout de même de rester. Le père biologique de Brandon est en prison. La mère de Brandon présente une humeur dépressive et est inadéquate dans les soins qu’elle lui apporte.

Alexandre a 14 ans. Il a un diagnostic de TDAH, consomme du cannabis, s’absente souvent de l’école et il a des fréquentations à risque. Sa mère, monoparentale et complètement dépassée par les événements, fait appel au Centre jeunesse.

Juliette a trois ans. Ses parents sont aux prises avec des problèmes de toxicomanie importants ce qui a pour effet de les limiter dans l’actualisation de leurs compétences parentales. De ce fait, Juliette est victime de négligence aux niveaux physique et éducatif. Ses parents ne veulent pas se reprendre en main et ne sont pas conscients que leur consommation à des impacts importants sur leur fille.

Besoins grandissants

Les besoins dans les Laurentides vont avec l’accroissement de la population sur le territoire. «Ces besoins de placement des enfants peuvent être de court à long terme, précise Julie Lemieux- Côté, responsable des communications au Centre jeunesse des Laurentides. Il y a des placements qui peuvent aller jusqu’à ce que l’enfant ait 18 ans. Mais le but premier est que l’enfant retourne dans sa famille, auprès de sa mère et de son père.»

Le rôle premier d’une famille d’accueil est de donner un temps de répit, de la sécurité, de l’amour, bref tous les éléments nécessaires au développement et à l’épanouissement de l’enfant. «Et le but n’est jamais de rompre le lien avec sa famille», ajoute Mme Lemieux.

Enfants cherchent parents…

Au Québec, ce sont environ 6 000 enfants qui vivent présentement au sein de familles d’accueil, ce qui représente 28 % des enfants pris en charge par les directrices et directeurs de la protection de la jeunesse. Pour la région des Laurentides, ce sont 509 enfants qui ont résidé dans l’une des 213 familles d’accueil de la région. Ces enfants en besoin de protection doivent être retirés de leur milieu de vie à court, à moyen ou à long terme, en raison des problématiques suivantes: négligence, abus physique ou sexuel, abandon ou troubles de comportement.  

Pour savoir comment devenir famille d’accueil, le site du Centre jeunesse des Laurentides offre de l’information très intéressante tels que des définitions, les démarches à suivre, les critères de sélection, etc. La dernière soirée d’information a eu lieu àa Saint-Jérôme le 8 octobre dernier. «Pour les prochaines dates, j’invite les gens à surveiller notre site ou à nous contacter. Et une chose est sûre: des familles d’accueil, on n’en a jamais assez!», conclut Mme Lemieux.

Pour en savoir davantage sur le rôle et les responsabilités des familles d’accueil et sur les besoins de recrutement, il suffit de consulter le site internet au www.cjlaurentides.qc.ca. Tél: 450-436-7607.

*(Les noms qui apparaissent sont des noms fictifs.)  

 

Merci à nos familles d’accueil!

Merci à Julie et Mathieu* qui ont bercé la petite Sofia*, nuit et jour, afin d’apaiser ses terreurs nocturnes. En tenant compte de ses besoins, en acceptant sa différence et en lui offrant la stimulation nécessaire, ils lui ont permis de rattraper son retard de développement.

Merci à Stéphanie et Jean-François* qui accompagnent quatre jeunes dans les tribulations de l’adolescence et le développement de leur autonomie en leur offrant un milieu où règne l’équilibre entre l’encadrement, la discipline, la chaleur, le soutien et les encouragements.  

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