Le jardinier paresseux…

Le jardinier paresseux…
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Environnement

J’ai quelques dadas, dont je ne me cache pas. Les livres et les revues en font partie. Les livres pour leurs mots, leur savoir. Les revues pour leurs trucs, leurs images. L’un comme l’autre me font apprendre et découvrir, voyager et rêver. Je ne compte plus les livres de cuisine que je possède ou les revues de décoration que j’achète. J’adore ça, tout simplement. Et évidemment, il y a les livres et les revues sur l’horticulture, d’ici ou d’ailleurs. La belle excuse: j’en ai besoin!

Chantal Rochette – Au coin du jardin

«Le jardinier paresseux» c’est le nom d’une collection de livres que signe un de nos plus prolifiques auteurs québécois dans le domaine: Larry Hodgson. Avouez que le nom de cette collection est accrocheur. Ça pique la curiosité; la mienne en tous cas. J’achète naturellement, le premier livre, fin des années 90, et les suivants, et m’intéresse à la philosophie derrière l’expression. Elle me plaît. En fait, il aurait pu appeler sa collection: Le jardinier intelligent…

 

Le travail des horticulteurs, au même titre que celui des enseignants, est de démystifier le jardinage. Ils doivent se prêter à un exercice de vulgarisation, pour permettre à qui le veut de s’initier à ce plaisir, sans douleur.

 

Les grands principes de base sont simples à comprendre; il y a l’environnement: soit le climat, l’espace et l’air, la lumière, l’eau et la terre. Et il y a les végétaux: leurs caractéristiques et leurs besoins. Quand on s’attarde à comprendre ces éléments déterminants, le tour est joué. Vous pourrez devenir un jardinier paresseux comblé.

Comment faire. D’abord, regardez attentivement l’emplacement de la plantation planifiée ou à améliorer. Attardez-vous à comprendre l’environnement. Votre zone de rusticité inévitablement pour vous assurer que vos végétaux traverseront nos pires hivers, ceux où le froid s’installe rapidement et la neige se fait rare. Ensuite il y a la lumière que l’on quantifie non seulement en nombre d’heures d’ensoleillement par jour mais aussi à quel moment de la journée. L’air n’est pas à négliger non plus. J’entends par là la circulation d’air, et ensuite le volume que pourront occuper les plantes. Quant à la terre et l’eau, ces deux éléments sont d’une importance capitale! Le sol est de quel type, sablonneux, glaiseux, riche, ou pauvre etc, et est-ce un endroit humide ou au contraire très sec? Toutes ces informations vous aideront à choisir la bonne plante.

 

Parce que le principal truc du jardinier paresseux, à mon humble avis à moi, c’est surtout de ne pas travailler pour rien et d’avoir à refaire et refaire…. Bien informé, on pourra choisir la bonne plante, celle qui se plaira bien dans les conditions qu’on a à lui offrir. La bonne plante au bon endroit, voilà une des clés de la réussite d’un aménagement paysager!

Évidemment on peut apporter des correctifs pour être plus accueillant pour une plante préférée, mais pas de là à corriger le terrain en entier ou à forcer la note. Je reprends souvent le même exemple pour illustrer cette situation. Si sous un grand arbre chez vous, le gazon ne pousse pas, il ne faut pas s’attendre à ce que si on fait plutôt une plate-bande, que ça poussera mieux, à moins de vraiment préparer et amender la terre, de choisir les bonnes plantes, et aussi d’arroser… C’est donc possible, mais avec un peu d’effort et de soin.

 

Choisir la bonne plante, pour un jardinier paresseux, ça veut dire celle qui se plaira dans les conditions environnementales offertes, mais aussi une plante sans problème connu, qui pourrait faire en sorte qu’elle ait besoin d’un entretien particulier. C’est une plante dont le volume (hauteur, largeur, port) convient à l’emplacement, et dont la performance comble vos attentes.

 

Il y a quelques autres trucs évidemment. Pour en apprendre un peu plus sur comment devenir un jardinier paresseux, je vous invite ce samedi à venir écouter nul autre que Le jardinier paresseux lui-même: Larry Hodgson. Il sera des nôtres, samedi le 9 juin, sous la nouvelle pergola du jardin d’ombre d’Au Coin du Jardin. Il vous donnera trucs et conseils, vous présentera également quelques vivaces performantes, dont le hosta de l’année, la vivace de l’année, et quelques autres préférées.

 

À ne pas manquer, pour jardiniers amateurs et avertis!

 

 

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