À l’ombre d’Accès

À l’ombre d’Accès
Josée Pilotte
Espace griffé

Le voyage. Explorer le monde. Le mien.

Très jeune, j’ai appris à plier valise et partir au loin. M’évader, prendre le large pour mieux me retrouver, me refaire et me défaire à la fois. Aussi. 

Le voyage est pour moi une façon de me façonner l’âme en images, en odeurs, en rencontres de toutes sortes. Une façon aussi de vivre des émotions en me laissant happer par ce sentiment que suscite la découverte de l’inconnu. Ce « vide plein », comme j’aime bien le dire.

Les yeux et le cœur grands ouverts, le voyage est une longue route vers l’inconnu qui m’apaise. Qui redessine ce que je suis, ce que j’aimerais être aussi. Un moment d’arrêt obligatoire. Celui que je m’impose pour mieux regarder ma vie, mieux la respirer…

Prendre le temps. Ce temps si précieux que l’on cherche comme s’il était devenu une denrée rare de nos jours. Tout le monde court après, comme un chien courant après sa queue, allez savoir pourquoi. C’est fou ce truc.  

Les voyages, ce sont aussi ces jours égrainant les heures, les minutes à leur propre rythme. Pas question de regarder l’heure. Simplement se laisser bercer par la musique d’un lieu, celle des gens, parfois même par ce chaos environnant, pour mieux découvrir ce qui s’y cache de plus vrai, de plus beau.

Perdre son chemin et apprécier ce que l’on y découvrira tout au bout. Laissant l’heureux hasard faire son œuvre sans forcer, sans retenue. Se laisser guider par son propre instinct qu’on met souvent de côté.

Les voyages, ce sont de doux moments de bonheur en famille. 

Comme une louve, je les chéris jalousement.

Sillonner le monde avec mes enfants… je suis consciente que cela demeure un grand privilège de la vie. Nous avons fait ce choix en nous disant que nous leur offrons une sorte d’héritage émotionnel, des milliers d’images, de parfums dont ils auront eu la chance de s’imprégner pour mieux se construire.

Que garderont-ils, mes enfants, de ces voyages?

Deviendront-ils plus tolérants face aux autres, face à cette différence et face à toute cette violence qui séparent notre monde d’aujourd’hui? Développeront-ils la sensibilité et la curiosité du citoyen du monde? Je ne le sais pas. Mais quand je les regarde, je les trouve beaux et je suis très fière des hommes qu’ils deviennent. Et détrompez-vous, je le fais certes pour eux, mais le plus grand cadeau au fond, je me le fais à moi.

Celui de vivre et de partager ces moments de pur bonheur. Et de voir un peu le monde à travers leurs yeux, ça nous réconcilie peut-être avec lui en voyant le beau, et pas seulement le côté sombre des choses…

Alors voilà…

Je pars pour quelques semaines pour mieux revenir. 

Je vais prendre le temps. Pour les rires, pour les larmes et peut-être même pour les deux en même temps. Je vais prendre tout ça avec légèreté et insouciance. Ça me changera de mon petit quotidien. 

Je vous laisse sous la plume de mes deux compères : Thomas Gallenne et Christian Genest, qui prendront bien soin de vous.  Je suis certaine que vous n’allez pas vous ennuyer.

Pendant ce temps, je vais voyager et je vais même peut-être me permettre de rêver au prochain voyage, parce que j’aime toujours rêver au prochain…

Allez, ciao!

xx

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