Présentez-vous à la mairie de Sainte-Adèle!

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Espace griffé

Des compétences pour être un élu?

Les gens ont vite remarqué au fil des dernières années que les gouvernements géraient des fortunes et s’octroyaient d’immenses responsabilités. Au-delà de cela, il y a aussi notre argent personnel durement gagné.

Or, le paradoxe de toute cette affaire: les critères de qualification traditionnelle pour un poste de cette importance n’existe pas au sens où on l’entend généralement: formation académique, résultats, expérience de travail et sens pédagogique inné ou bien rôdé. Non, rien de cela. N’importe qui peut se présenter, sauf certaines personnes ayant un passé judiciaire quelconque. C’est étrange qu’on demande des certifications et un minimum de diplomation pour des courtiers en valeurs mobilières qui gèrent nos fonds de pension et autres investissements alors que nos «premiers représentants» possédant le pouvoir ultime de décision ne sont soumis qu’à l’approbation populaire.

Par exemple, à Huntingdon à l’époque de la relative prospérité des usines de textile, le budget annuel de la Ville oscillait autour de deux millions. Pas ou peu d’effort. Gestion au neutre du quotidien. Résultat: le surplus accumulé à fondu comme neige au soleil. À ma première année d’Admini­stration, j’ai dû présenter un Rapport annuel de l’année précédente du Maire sortant dans une situation déficitaire. L’année suivante, surplus. Mince consolation quand les usines ont fermé, nous avons pu redresser rapidement la situation, juguler l’hémorragie et ainsi minimiser les pertes. Aujourd’hui, notre budget annuel a presque doublé. Les investissements provenant majoritairement du secteur privé de même que les fonds publics investis totalisent plusieurs dizaines de millions de dollars, en moins de 2 ans de relance.

Pour d’autres communautés en région ou en banlieue, les problématiques sont différentes ou similaires mais nécessitent une certaine expertise de la «vie» et une bonne dose d’audace. Sans ces ingrédients, la Communauté est vouée à sa perte. Ça prend des projets, il faut que ça «brasse». Quand on est trop épuisé, on disparaît quelques jours, puis ça revient. Ce «leadership» essentiel est aussi qualifié par certains citoyens aux assemblées de conseil comme étant un triste exemple de «dictature» et de «roitelet». On m’a même déjà qualifié de «Hitler». Ça vaut combien ça en diffamation?

Bon, tout ce long détour pour vous dire que je ne suis pas complètement convaincu qu’une personne bardée de diplômes ou qui a fait le tour du monde a nécessairement le «jugement politique» qu’il faut. Un diplôme n’est pas un gage d’avoir du plomb dans la tête. Par contre, et c’est bien triste, il existe encore des gens limités à ce point qu’ils ont une difficulté évidente à suivre. Et le problème parfois, c’est qu’ils «suivent» trop. Le Maire mérite d’être «challengé» dans ses propositions et ses jugements. Il doit s’amender lorsque nécessaire et savoir mettre son siège en jeu lorsqu’il s’agit d’une question de principe. L’Administration et la gouvernance d’une Ville nécessitent un engagement total et complet. Aussi profond qu’un mariage, qu’une symbiose. L’intérêt personnel du Maire doit s’effacer devant l’intérêt public.

Je crois aussi qu’un élu doit être de son temps. Il existe encore des cas évidents d’une résistance au changement. On reproche surtout de ne plus «oser» au niveau provincial. Malheureusement, il existe encore au Québec des communautés basées sur une vision folklorique. «Dans mon temps, Mlle Westerman faisait toutes les comptes de taxes à la mitaine… Là, avec les computers, on devrait pouvoir aller encore plus vite! Non?…»

Gérer une ville, c’est administrer quotidiennement des centaines de lois et règlements, et aussi faire preuve de gros bon sens. On ne peut pas toujours appliquer la loi avec la rigidité de Montréal quand nous sommes une communauté de 2 666 habitants. Mais il ne faut jamais négocier les principes, le reste c’est de la cuisine.

Enfin, gérer une Ville, c’est aussi être en «business». C’est une question de survie. Surtout pour nos municipalités en région. Un Maire amorphe qui regarde passer le train, c’est un mandat qui se transforme en chronique d’une mort annoncée.

Si vous avez toutes ces qualités, présentez vous comme Maire aux élections municipales de 2009, ou même avant… à Sainte-Adèle?

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