Explorateur chez soi 

Collaboration spéciale Benoit Simard
Explorateur chez soi 

Pour certains, il a légué un héritage, pour d’autres un « irritage ». Chose certaine, peu de pratiquants du ski de fond hors piste ne connaissent pas M. Johansson et les traces qu’il a laissés sur le territoire Laurentien. Dans son sillon, les Cook, Gillespie, Letourneau, Gauthier, et combien d’autres, ont marqué l’imaginaire des skieurs d’ici. Pionniers ou vandales, il n’en demeure pas moins qu’ils ont tracé des centaines de kilomètres entre les différents villages des Pays d’en haut.

 

Le plaisir de se faire croire que l’on est le premier à parcourir un territoire, ou à « ouvrir » une voie doit être universel. Faire les premières traces après une tempête, en forêt, procure un sentiment assurément unique. Ça explique probablement le regain de la pratique du ski de fond « hors piste ».

Si dans le passé, l’arrivée du « pas de patin », ou « skate », a revigoré l’engouement des amateurs de ski nordique, récemment, on voit de plus en plus de gens s’équiper pour découvrir les joies de parcourir les sentiers, non tracés, au son des oiseaux et des skis qui glissent par delà les vallons sous les arbres.

Bien sûr, la région compte plusieurs centres entretenus, offrant de superbes pistes, des refuges chauffés et des défis intéressants. Cependant, partir à l’aventure — que ce soit pour relier Val-Morin et Sainte-Adèle, ou simplement pour mériter une collation dans un endroit bucolique — semble à nouveau susciter le désir des amateurs d’hiver.

Aujourd’hui, maintenues par des bénévoles et les différents clubs de plein air, des pistes mythiques telles que la Maple Leaf, Fleur de lys, CCC, Gillespie, etc. ont été le canevas de plusieurs aventures, et ce depuis les années 1930.

Non tracées mécaniquement, on ne les aborde pas à la légère : skis plus larges avec carres, bottes rigides, bâtons avec paniers volumineux ne seront pas du luxe.

Pour la sécurité, il est important d’avoir une carte des sentiers et idéalement d’être accompagné par quelqu’un d’expérimenté. Il faut savoir être autonome et être prêt à toutes éventualités. Nourriture, vêtements de rechange, ne négligeons pas les essentiels.

Au fil des ans, le développement urbain et les changements de propriétaires ont menacé la pérennité de ce réseau unique à notre région. Soyons fiers et supportons le travail de ceux qui veulent faire vivre ces pistes, car dans la légende, si les villages ont été développés par un curé et le train, ils furent reliés entre eux par des fondeurs, et c’est encore (un peu) à notre porte, profitons-en. Bonne glisse et bon hiver!

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