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Francine Gaulin a décidé de repousser ses limites à 54 ans

Par France Poirier

L’année 2019 a marqué un tournant dans la vie de la Sophienne Francine Gaulin, alors qu’elle amorçait sa première saison à la conduite d’une motocyclette. À ce moment, elle ne savait pas qu’elle était atteinte d’un cancer du sein de stade 3.

«J’ai commencé l’année 2020 avec ce nuage et en plus la pandémie. Je venais de compléter une première saison de conduite de la moto et je ne voulais pas que ça s’arrête. Ce n’est pas vrai que je vais avoir vécu ça qu’une seule année. C’était pour moi important de pouvoir continuer. C’est ce qui m’a tenue en vie, ce qui m’a motivée, ce désir de remonter sur la moto. C’est pour ça que je repousse mes limites. À chaque fois que je fais une sortie, je me dis cette journée-là personne ne va me l’enlever et j’en profite au maximum », nous confie Francine Gaulin.

Elle a subi une opération pour son cancer, puis n’a pas eu besoin de faire de la chimiothérapie. Elle a reçu des traitements de radiothérapie et profite au maximum de la vie.

D’un blogue à un livre

Au départ, elle écrivait un blogue sur la moto, un peu comme un journal intime pour communiquer sa passion. « Je voulais partager avec d’autres parce que je trouvais qu’il n’y avait pas grand-chose comme lecture sur le sujet. Il y avait peu de livres sur l’apprentissage de la moto. Je voulais inspirer les gens qui veulent faire des choses, mais qui n’osent pas. La vie c’est maintenant, c’est maintenant qu’il faut agir. Peu importe. On n’est pas fini parce qu’on a eu 50 ans », souligne celle qui mord dans la vie. Elle a donc écrit son livre Journal d’une apprentie motarde.

En 2018, alors qu’elle était passagère sur la moto de son conjoint, elle a réalisé rapidement qu’elle voulait prendre le guidon. L’année suivante, elle conduisait. « J’ai expérimenté comme passagère, mais je voulais contrôler. C’est un plaisir, un monde de sensations qui sont plus intéressantes quand tu conduis que quand tu es passagère. Tu vois tout le paysage. En moto, tu as tout de suite les odeurs. C’est une expérience complète », souligne avec plaisir la motarde.

« J’étais une fille de vélo à la base et mon conjoint, lui c’était la moto. Ç’a été naturel pour moi d’apprendre. Les femmes vont plus vers les trois roues. C’est plus rare qu’à mon âge, les femmes se lancent sur une moto. Je me suis dit je vais le faire et je vais me débrouiller. »

Elle ne pense pas aux dangers parce que si on a peur dit-elle, on est mieux de ne pas en faire.

« En conduisant je n’ai jamais eu peur, mais comme passagère certaines fois j’ai eu peur, parce qu’on ne contrôle pas la vitesse, on ne contrôle pas la situation. »

Francine fait des voyages avec son conjoint ou avec des groupes.

« On a un beau territoire pour faire de la moto dans les Laurentides. À mon avis, c’est la plus belle région, avec la configuration des routes, les paysages. On aime la variété des chemins. On se promène un peu partout. Ici on sort de la maison et tout de suite c’est le fun, » conclut la motarde.

Son livre est disponible dans les librairies.

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