Fermeture de pentes 40-80:une pente impossible à remonter

Par Andre Berard

Sainte-Adèle

Le 3 juillet dernier, les citoyens adélois qui habitent la zone limitrophe des pentes 40-80 étaient invités à une séance spéciale du conseil municipal adélois où ils ont appris la nouvelle de la fermeture définitive des pentes 40-80 et de la démolition du chalet situé au bas des pentes à l’angle des rues Émile-Cochand et du Skieur.

Cette station de ski – une des premières au pays – était particulièrement prisée par les skieurs durant les années 50. Ces dernières années, les Adélois ont assisté à la lente agonie du centre de ski jadis célèbre et à la détérioration de ses infrastructures. Le maire Claude Descôteaux qui, lors de sa campagne électorale affirmait ne pas vouloir être celui qui changerait la vocation des pentes 40-80, a dû se raviser: «Il est vrai que lors d’un débat durant la campagne, j’ai dit, candidement et en toute bonne foi, que je ne serais pas le maire qui fermerait les pentes 40-80. J’ai été élu, j’ai pris connaissance du dossier et je serais finalement le maire qui fermera les pentes 40-80.» Le maire étaye cette décision par des arguments d’ordre financiers: «Le déficit annuel est d’environ 150 000$. De plus, le chalet au bas des pistes est dans un état de décrépitude et les remonte-pentes trahissent leur âge. Nous estimons qu’il faudrait injecter près de 2 000 000$ afin de relancer la station de ski qui depuis plusieurs années, connait une baisse importante de l’achalandage.» Le maire Descoteaux invoque également l’argument de la concurrence déloyale que peut exercer une station de ski subventionnée par des fonds publics auprès des autres centres privés de la région. Dans la même foulée, le maire de Sainte-Adèle tient à rassurer les citoyens: «Même si nous ne savons pas encore ce qu’il adviendra du site, je prends l’engagement que le prochain projet sera à vocation verte. De plus, nous n’envisageons aucun développement immobilier dans ce secteur.» À ce chapitre, certains font état de l’existence d’une «clause Bronfman» qui figurerait dans l’acte de cession du site cédé par le richissime philanthrope Charles Bronfman, clause qui imposerait une vocation obligatoire au site. Comme toute décision importante, la fermeture des pentes 40-80 satisfait les uns et soulève la grogne chez les autres, notamment auprès de parents qui déplorent la fermeture de ce centre de ski dédié aux tout-petits. Les médias seront d’ici peu convoqués à une conférence de presse qui fera le point sur ce dossier.

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