Festival du cinéma d’ici à Prévost

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Par Thomas Gallenne

Une première édition réussie

La première édition du Festival du cinéma d’ici à Prévost (FCIP), qui se déroulait du 6 au 8 septembre dernier, a couronné avec brio le vingtième anniversaire du Ciné-Club de Prévost.  -Par TG

La programmation audacieuse de seize événements en trois jours, comprenant la projection de dix films québécois, a attiré plusieurs centaines de spectateurs dans le cadre champêtre de la ville de Prévost.

Les échanges avec les réalisateurs, les ateliers sur le cinéma, les rencontres autant formelles qu’informelles ont été d’une grande richesse. Les artisans du 7e art québécois ont été charmés par ce festival et par leurs rencontres avec le public.

Qu’il s’agisse des cinéphiles aguerris, des curieux ou de jeunes réalisateurs de demain, les périodes de questions après les projections ont été très appréciées par les spectateurs. Elles ont permis une rencontre privilégiée avec les artisans du cinéma québécois et une appréciation étendue de leurs œuvres.

Réunissant les membres fondateurs du Ciné-club de Prévost d’il y a vingt ans, la soirée d’ouverture du 6 septembre était chapeautée par la porte-parole du FCIP, Chloé Robichaud.

La jeune réalisatrice de 25 ans, encensée autant à Cannes qu’au Toronto International Film Festival (TIFF), a particulièrement apprécié son passage à Prévost. «Il est difficile pour les films québécois de faire leur place sur nos propres écrans de cinéma. Et ceux qui y parviennent n’y restent que quelques semaines. Des festivals comme celui-ci sont d’une grande importance» a-t-elle souligné.

La projection de son film Sarah préfère la course, devant une salle comble de 150 personnes, a d’ailleurs battu tous les records d’assistance du Ciné-Club de Prévost. Cela laisse envisager un futur plus que prometteur pour le cinéma dans cette municipalité.

Le film de clôture du FCIP, Tout ce que tu possèdes de Bernard Émond, a lui aussi attiré plus d’une centaine de spectateurs. L’échange avec le réalisateur a d’ailleurs été très coloré. «Il n’y a aucun film québécois qui est rentable, a-t-il lancé. Même les comédies. Se doter d’un cinéma québécois devient donc un choix de société.»

En faisant la promotion du cinéma d’ici, le FCIP avait comme objectif de soutenir notre culture et de développer son public. Après cette première édition, les organisateurs peuvent dire: mission accomplie!

Le comité organisateur du FCIP et l’importante équipe de bénévoles ont travaillé sans relâche pour la mise sur pied et le bon déroulement de ce festival. Pourtant des ajustements seront nécessaires dans une éventuelle prochaine édition pour mieux attirer les jeunes.

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